Alpes – Doussard / Col et Collet de Tamié

Vendredi 9 juin 2023 / 41 km / D+ 629 m / 2h34

Lever vers 7h45. Cette fois-ci, je ne me prépare pas seul mais en compagnie de mon épouse Corinne. Nous allons réaliser ensemble la dernière sortie de la semaine. Elle ne sera pas trop dure pour moi car ce sera un aller-retour au Col de Tamié. Mais pour Corinne, même en vélo électrique, ce sera une première de réussir une ascension avec du D+. L’an dernier, on avait presque réussi à faire le Col de Vence (963 m) mais un mauvais dosage de la batterie avait fait faire demi-tour à Corinne à 3 km du sommet. À 8h30, on décolle pour réaliser ce petit défi.

Au sommet du Col de Tamié (907 m) en compagnie de mon épouse Corinne.

Il fait encore beau lorsque nous démarrons tranquillement sur la Voie verte en direction de Faverges. Après une belle météo sur l’ensemble de la semaine, de la pluie est malheureusement annoncée en toute fin de matinée. On a quand même largement le temps.

Après 7 km depuis Doussard, nous atteignons Faverges. On s’est bien échauffé sur la Voie verte et on est prêt à débuter la montée du jour : le Col de Tamié (907 m). On y fera un point pour voir si on peut aller jusqu’au Collet de Tamié (958 m).

Arrivée à Faverges.
Au centre de Faverges, on débute l’ascension du Col de Tamié.

Le Col de Tamié est une ascension très plaisante qui fait une incursion dans le Massif des Bauges. En suivant la D12 sur 9,9 km, la pente est globalement assez facile si ce n’est le premier kilomètre qui est un peu soutenu avec ses 6%. Il y a pas mal de replats dans la partie intermédiaire. Je connais déjà cette ascension, l’ayant déjà gravie en 2015. Sachant qu’elle ne présente pas de difficulté particulière, je ne doute pas que Corinne arrivera à la gérer comme il faudra.

La première partie de l’ascension, longue de 3,6 km, sur une pente oscillant entre 4 et 6,5%, se déroule parfaitement. On profite du beau décor rural et montagnard à la fois qui nous est offert avec les sommets marquants des environs (Pointe de Chauriandre, Rocher d’Arclosan, la Tournette, la Belle Étoile, Pointe de la Samby) et le village de Seythenex perché sur une jolie colline.

Du côté du Massif des Bornes, la Pointe de Chauriandre et le Rocher d’Arclosan.
Du côté du Massif des Bauges, décor à la fois montagnard et rural. On aperçoit l’échancrure du Col de Tamié.
Seythenex sur sa jolie colline, au pied de la Pointe de la Sambuy.
Quelle vue magnifique sur la Tournette !

Corinne et moi faisons une petite pause pour admirer le Grand pont de Seythenex et faire un point sur la première partie qui vient de se terminer. Corinne se sent en pleine forme. Parfait, on a fait la partie la plus « dure », le reste devrait aller encore mieux.

Le Grand pont de Seythenex : conçu par Reuss et Schoendoerffer, construit de 1908 à 1912. C’est un ouvrage d’art constitué de 4 arches en taille de pierre et un tablier en béton armé, long de 125 m et d’une hauteur de 52 m.

On reprend avec la seconde partie de l’ascension. Longue de 4,6 km, c’est un bon replat assez rectiligne avec une pente qui varie doucement entre 0,5 et 4,5% maxi. On franchit d’abord un passage relativement étroit qui longe le Ruisseau du Bard puis on évolue un large vallon appelé la Haute Combe de Savoie.

Au terme de cette seconde partie, on peut apercevoir sur notre droite, l‘Abbaye Notre-Dame de Tamié. Le monastère est occupé par une communauté de moines. Ils y fabriquent le délicieux Fromage de Tamié.

On franchit aussi un peu plus loin la frontière entre la Haute-Savoie et la Savoie.

Le replat débute après le Grand pont de Seythenex.
Nous pénétrons dans la Haute Combe de Savoie.
Une route rectiligne mais sans difficulté.
L’Abbaye Notre-Dame de Tamié.
Les Moulins qui appartiennent à l’Abbaye Notre-Dame de Tamié.

Après le passage des Moulins de l’Abbaye de Tamié, nous attaquons la 3e et dernière partie du Col de Tamié. Rien de trop difficile avec 1350 m à 5% puis 300 m tout plat pour en terminer. On a connu pire comme ascension alpestre, même Corinne termine super bien ! Bravo à elle, elle a relevé haut la main le challenge et on peut dire que c’est son premier vrai col ! Pour ma part, j’aime bien ce col, il est très plaisant et tranquille. C’est mon second passage. J’aimerais bien le grimper un jour par l’un de ses autres versants du côté de la Combe de Savoie et ce sera une autre paire de manche…

Troisième et dernière partie où la pente s’élève à 5%.
Arrivée facile au Col de Tamié.
Col de Tamié – 907 m.

Comme Corinne se sent bien et qu’il lui reste pas mal de batterie, je lui propose de pousser un plus haut au Fort de Tamié. Je la préviens qu’il y a quand même une bonne petite rampe de 600 m à 8%. Pas de problème, là aussi, ça passe comme une lettre à la poste. Nous voilà quelques instants plus tard à l’entrée du Fort de Tamié à 972 m d’altitude.

Fort de Tamié.
L’entrée du Fort de Tamié.

Devant l’entrée du fort, on fait une pause pour manger une barre de céréale. Mais au moment de descendre de mon vélo, une douleur me barre le dos… Aïe, lumbago !!! Pffff, je ne l’avais pas vu venir celui-ci même si j’ai enchaîné les bonnes sorties toute la semaine. Mon dos n’a pas supporté tous les efforts accumulés sur près de 6300 m de D+ en 6 jours. Je serre les dents et me dis que cela est arrivé heureusement à la fin de mon séjour et non pas au début comme lors de ma Route des Grandes Alpes l’année précédente.

Pendant que mon corps est encore « chaud », je propose à Corinne de redescendre et de m’attendre au Col de Tamié pendant que je fais rapidement l’aller-retour facile au Collet de Tamié. Ce n’était pas vraiment nécessaire mais je voulais y faire un petit passage symbolique.

Passage en aller-retour au Collet de Tamié (958 m).

Tant que je suis assis sur la selle de mon vélo, mon lumbago ne me fait pas trop souffrir et comme il ne reste en théorie que de la descente et du plat, ça devrait le faire pour faire un petit détour en aller-retour à l’Abbaye de Tamié. Ce n’est pas très difficile avec un petit faux plat montant. Par contre, avec ses hauts murs qui entourent l’abbaye et qu’elle n’est pas visitable, il n’est pas facile de bien la voir. Le soleil commence à être caché par de gros nuages, la pluie n’est pas pour maintenant mais on ne va pas trop s’attarder.

Retour vers Faverges. En haut à droite, le sommet de la Belle Étoile (alt. 1841 m).
L’Abbaye Notre-Dame de Tamié.
Le mur d’enceinte de l’Abbaye Notre-Dame de Tamié.
L’une des petites tours de l’Abbaye Notre-Dame de Tamié.
En revenant sur la route de l’Abbaye Notre-Dame de Tamié, on peut apercevoir des sommets du côté de la Chaîne de la Lauzière.

On revient sur la D12 et on entame le retour vers Faverges. Mais au lieu de descendre directement, on va bifurquer à droite vers les Combes. J’ai envie d’explorer le lieu et rassembler des infos pour éventuellement ajouter des nouvelles variantes sur le profil du Col de Tamié que l’on peut trouver sur mon autre site alpes4ever.

Par contre, il faudra réaliser un nouvel effort car il y a une bonne petite montée de 1750 m dont 400 m à 9,5%. On ne montera pas tout à fait jusqu’au hameau des Combes (alt. 875 m) car Corinne commence un peu à fatiguer et a dû utiliser un petit peu l’assistance en mode turbo ! On a franchi les 600 m de D+, c’est déjà pas mal du tout. Allez hop, on bifurque sur une petite route annexe et on file dans la descente vers Faverges. Il faut tout de même faire attention, c’est raide jusqu’à la D12 avec des passages à près de 8,5%.

Dans la montée vers les Combes, on aperçoit l’Abbaye Notre-Dame de Tamié qui semble déjà bien petite, preuve que ça grimpe bien !
Dans la montée vers les Combes, vue sur la Tournette.
Les Combes.
Le Château de Faverges.
À la sortie de Faverges, le Roc de Viuz.

Nous voilà de retour à Faverges quelques instants plus tard. Le ciel est désormais bien couvert. L’humidité est dans l’air et il fait bien plus frais. On termine tranquillement sur la Voie verte. À part ma nouvelle crise de lumbago, c’était une très jolie sortie – 41 km / D+ 629 m / 2h34 – et nous sommes ravis de l’avoir réalisée ensemble.

Mon séjour touche à sa fin et il a été très productif au niveau du vélo. Avec une météo généralement au beau fixe, j’ai pu remplir tous mes objectifs dans ce lieu exceptionnel offert par le Lac d’Annecy et ses environs. Au total, sur 6 sorties, j’ai réalisé 323 km / 6300 m de D+ et franchi 7 cols.

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