Alpes Chambéry / Cormet d’Arêches

Depuis plusieurs années, c’est la tradition, c’est l’année « Alpes » pour cette année 2021 impaire et le destination choisie n’est pas très loin de Dijon : ce sera Chambéry en Savoie ! À Challes-les-Eaux (camping Le Savoy) plus exactement.

Pour ces vacances estivales d’une durée de 15 jours à cheval entre juillet et août, je réaliserais 10 sorties. En jonglant avec une météo capricieuse et en privilégiant aussi le temps à passer avec mon épouse, j’ai pu grimper une bonne quantité d’ascensions réparties entre le Massif des Bauges, le Massif de la Chartreuse, le Massif du Jura et même le Massif du Beaufortain !

La récolte fut très bonne : 21 cols différents dont un « 2000 », 565 km et 12 720 m de D+ !


Cormet d’Arêches depuis Moûtiers, une folie qui fait rentrer cette ascension dans mon top 3 des plus dures !

Lundi 2 août 2021 / 50,7 km / D+ 1821 m / 5h34 / Belles éclaircies, nuages sur les sommets, vent frais dans le final

La plus « grosse » sortie de mon séjour ! Seulement 50 km ?! Oui mais avec 1820 m de dénivelé positif dont la majorité s’étale sur les 37 premiers kilomètres ! Le Cormet d’Arêches sera le seul « 2000 » de mon séjour estival à Chambéry. Oui mais vous vous dites qu’il y a un petit hic… situé dans le Massif du Beaufortin, le Cormet d’Arêches n’est vraiment pas à côté de Chambéry !

En effet, cette sortie va être vraiment spéciale car je vais réaliser une approche originale : rallier le point de départ de ma sortie à Moûtiers dans la Vallée de la Tarentaise non pas en voiture mais en… train !

Ce sera pour plusieurs raisons :

  • d’abord l’envie de tenter l’expérience après avoir souvent suivi les aventures (péripéties assez souvent !) de mon ami Idris qui est un adepte convaincu des approches en train,
  • l’occasion un peu unique de grimper ce col pas facile d’accès car situé assez particulièrement d’un point de vue géographique,
  • de réaliser cette sortie matinale sans trop déranger mon épouse. Cette dernière me rejoindra plus tard en début d’après-midi pour joindre l’utile à l’agréable en terminant la journée avec un pique-nique et une belle balade en voiture dans le Beaufortin.

Le Cormet d’Arêches m’attirait beaucoup aussi par son aspect méconnu, par son aspect sauvage avec ses derniers kilomètres en format piste et par la possibilité d’ajouter définitivement à ma collection, les deux seuls « Cormets » des Alpes après avoir déjà grimpé deux fois celui de Roselend.

En grimpant la principale variante Sud depuis Aime-la-Plagne – 20,3 km avec D+ 1474 m à 7,5% de moyenne,  je n’allais pas être déçu !

J’en profiterais aussi pour découvrir l’autre versant du Cormet d’Arêches en descendant vers Beaufort pour y rejoindre mon épouse qui aura fait le déplacement en voiture depuis Challes-les-Eaux.

Voyage en train de Chambéry à Moûtiers

Après avoir étudié la météo qui est annoncée pas trop fameuse au cours de la seconde semaine de mon séjour, je choisi la journée la plus favorable avec le lundi avec une prévision de temps nuageux mais avec éclaircies. C’est aussi du lundi au vendredi qu’il y a plus de TER de disponibles assez tôt le matin. Le week-end, les trains ne commencent à circuler qu’en fin de matinée !

J’ai réservé la veille mon billet sur le site de la sncf, qui en s’appelant par le nom très fantaisiste de oui.scnf (que veut dire ce « Oui » par rapport au transport en train ? Perso je n’ai rien compris ! De plus, les lignes TGV sont appelées InOui avec un i à l’envers pour le premier, my god !), est une véritable usine à gaz ! En effet, le filtre des horaires et des destinations est un bordel inimaginable, il a fallu que je m’y reprenne près de 10 fois pour trouver le bon train ! À l’heure où j’écris ces lignes, un nouveau site appelé « sncfconnect » sortira en janvier 2022. Sensé être plus simple, ce sera à voir pour les utilisateurs…

Au final, ce sera un TER et il partira à 6h52 de Chambéry à destination de Moûtiers.

Le prix ? Pour la somme de 15,20 euros (tarif plein), ce sera un aller Chambéry > Moûtiers. Je trouve dans un premier temps ce prix un peu cher mais en faisant un rapide calcul avec un trajet en voiture (environ 80 km) et de l’autoroute avec péages entre Chambéry et Albertville, la dépense est presqu’équivalente.

Le temps ? 1h20. C’est effectivement un peu plus long qu’en voiture. Bon, la sncf, fidèle à sa légende, aime faire compliqué ! D’abord, départ à la Gare de Chambéry – Challes-les-Eaux. Bon, va savoir pourquoi Challes-les-Eaux en plus dans le nom, sachant que la ville est distante de 8 km ! Ensuite première partie dans la Combe de Savoie entre Chambéry et Albertville. Halte de presque 1/4 d’heure à Albertville. Seconde partie, sans changer de train, le TER repart dans l’autre sens pour emprunter la Vallée de la Tarentaise et aller jusqu’à Moûtiers, ce dernier étant le terminus. Je ne m’explique pas ce point car la ligne continue jusqu’à Bourg-St-Maurice. Pour pouvoir descendre à Aime-la-Plagne, il aurait fallu que je prenne un autre TER qui passait à une heure beaucoup plus tardive en fin de matinée. Ce détail a fortement conditionné mon approche du Cormet d’Arêches mais il me convenait quand même assez bien car j’allais pouvoir m’échauffer avant de démarrer son ascension. Mais j’allais découvrir que j’allais avoir un très bon échauffement non prévu au programme comme je vais l’expliquer un peu plus loin.

Le bénéfice ? Assurément moins de fatigue que si j’avais pris ma voiture. Cependant, il a fallu me lever tôt – à 5h45 – pour avoir le temps d’avaler un petit déjeuner. Puis d’effectuer un petit effort pour aller à la gare en vélo (8 km).

Je suis arrivé un peu juste à la gare en la cherchant à l’aide du GPS de mon téléphone car ce n’est pas très bien indiqué depuis le centre-ville de Chambéry. Pressé par le temps, j’ai aussi un peu galéré dans la gare en grimpant bêtement un escalier avec mon VTT de 15 kg pour rejoindre une passerelle qui desservait le quai de départ. Heureusement, il y avait un ascenseur pour descendre mais je n’ai pas vu celui pour monter.

Mon train est à quai. Il reste 5 minutes avant le départ. Je vérifie si c’est bien le bon, repère la fameuse rame réservée aux vélos et y grimpe non sans mal avec des marches bien raides. C’est tout nouveau pour moi, je découvre le sas où l’on peut « installer » son vélo. Il y a juste 2 crochets pour pendre le vélo. L’un est déjà occupé, je prends l’autre libre. Je me pose la question de savoir comment on fait quand il n’y a plus de place de libre. J’ai eu la réponse 2 minutes plus tard quand un cycliste a du s’installer sur une banquette située juste en face et tenir son vélo à la main.

Pfff, bonjour le confort pour le voyage, même si on ne paie pas de supplément pour le vélo, je trouve cela un peu limite. Il y a aussi 2 petits strapontins dont l’un (et là, c’est fort de café) est situé – je dirais même coincé – entre les 2 vélos suspendus (voir photo ci-dessous) ! Assez dangereux à mon avis ! Heureusement qu’il n’y a pas foule pour ce train matinale dont la majorité des voyageurs sont des travailleurs qui sont descendus dans les gares situées entre Chambéry et Albertville. Mais j’ai déjà vu sur l’un des reportages d’Idris, qu’il a utilisé ce petit strapontin ou bien voyagé debout en tenant son vélo faute de place !

Donc, en cas de grosse influence, pas de place assise garantie ! Bon, pour ma part, pas de galère pour ce voyage. Je me prends une place peinard à l’entrée du compartiment principal avec vue sur mon vélo pour le surveiller car je n’ai pas mis d’antivol. Je suis bien installé. Le train démarre, c’est parti !

J’ai réalisé un gros reportage photo, n’hésitez pas à les regarder en mode diaporama en haute définition ! J’ai bien droit à une petite récompense parce que redémarrer des fois sur des pentes à 10%, c’est pas facile 😉 !

 

Gare SNCF de Chambéry.
Dans le train au départ de Chambéry !
Le VTT accroché dans le compartiment vélo. On peut voir les petits strapontins qui offrent de belles places avec la possibilité de se prendre les pédaliers dans la tronche tout le long du voyage !

Cela faisait longtemps que je n’avais pas voyagé en train ! Je l’ai souvent pris lors de mes 5 années d’études à Besançon… hé c’est que ça me me rajeunit pas ha ha ha ! Le TER prend de la vitesse à la sortie de Chambéry, passe au large de Challes-les-Eaux (oui pourquoi la gare de Chambéry – Challes-les-Eaux ?!) puis s’arrête à Montmelian. Je me dis que j’aurais pu effectivement y prendre mon train et gagner quelques euros car c’était la même distance (8 km) pour rallier la gare mais je préférais prendre les tranquilles voies vertes de Chambéry que la D1006 moins sécurisante.

Le TER repart et empruntera la Combe de Savoie jusqu’à Albertville en faisant 3 autres arrêts à St-Pierre-d’Albigny, Grésy-sur-Isère et Frontenex. Cependant, je serais un peu déçu par cette première partie de mon trajet… un brouillard très épais m’aura gâché la vue sur les montagnes ! Décidément alors que nous sommes au cœur de l’été, pas moyen d’avoir une vraie belle journée pour ce séjour alpestre !

Alors que je m’inquiétais un peu de ce brouillard, le train en sort en arrivant à Albertville. J’aperçois quelques sommets qui me rappellent quelques souvenirs de mon petit séjour en 2018. En gare d’Albertville, pas mal de monde quitte le train. Peu de nouveaux arrivants, nous ne sommes plus que 2 ou 3 personnes dans le compartiment et tous les cyclistes sont partis.

L’arrêt dure près de 15 minutes puis le train s’ébranle dans l’autre sens pour prendre une nouvelle voie qui va emprunter cette fois-ci la Vallée de la Tarentaise. Cette fois-ci, un seul arrêt intermédiaire à Notre-Dame De Briançon. Pas de brouillard dans la partie de la vallée entre Albertville et Moûtiers mais beaucoup de nuages sur les sommets, cela n’augure pas de bonnes choses pour les vues et le reportage photo…

J’arrive à Moûtiers à 8h11, c’est le terminus de mon voyage mais aussi du TER qui repartira vers Albertville (je rappelle que la ligne continue jusqu’à Bourg-St-Maurice). Je saute sur le quai avec mon VTT. C’est calme, seulement une dizaine de voyageurs en sont vite descendus. La gare s’appelle Moûtiers-Salins-Brides-les-Bains… allez va pour Salins les Thermes situé juste à la sortie de Moûtiers mais Brides-les-Bains est à 6 km ! Ah comme je suis mauvaise langue, je dirige aussitôt mes pensées en me disant que ça s’est plutôt bien goupillé jusqu’à maintenant, mon voyage n’ayant pas connu de retard ou d’incident.

Vallée de la Tarentaise entre Albertville et Moûtiers.
Arrivée en gare de Moûtiers.
Gare SNCF de Moûtiers.

De Moûtiers à Aime-la-Plagne

Avant de démarrer ma sortie, je pars à la recherche d’une boulangerie… que j’aurais eu un mal fou à trouver ! Le bourg n’est pas bien grand mais ne connaissant pas les lieux, j’ai tourné dans pas mal de rues dont la principale rue piétonne… rien d’ouvert à cette heure-ci ! Ouf, j’en trouve enfin une Avenue de la Libération juste à côté d’un pont qui enjambe l’Isère. Je m’offre 2 bons pains au chocolat qui vont me remplir le ventre car il est déjà passé près de 2h30 depuis mon petit-déjeuner, il faut éviter une fringale pour ce début de sortie. Dans ma recherche, j’ai perdu un peu de temps avec près de 20 minutes, je démarre ma sortie à 8h30.

À la sortie de Moûtiers, je me retrouve sur la N90. C’est la principale voie qui permet de remonter la Vallée de la Tarentaise (bien que c’est l’Isère qui y coule) depuis Albertville jusqu’au Col de l’Iseran en passant par Moûtiers, Bourg-St-Maurice et Val-d’Isère. Il faut savoir qu’entre Albertville et Moûtiers, c’est une double-voie, donc autant vous dire qu’en repassant à une simple voie à la sortie de Moûtiers, et bien il y a pas mal de circulation !

En étudiant mon parcours et en pensant éventuellement éviter cette grosse route, j’ai pensé à deux solutions pour rejoindre le pied de l’ascension du Cormet d’Arêches à Aime-la-Plagne :

  1. Possibilité d’emprunter une route secrète – la D85 – située juste derrière la gare de Moûtiers et passer ensuite par Montgirod, Centron, Villette, Charvaz et rejoindre enfin Tessens pour me retrouver dans la montée du Cormet d’Arêches à quelques encablures d’Aime-la-Plagne.
  2. Possibilité d’emprunter un peu la N90 puis de sortir à Pomblière pour rejoindre les Plaines pour grimper le Col du Tra via Notre-Dame-du-Pré. La descente du versant opposé me guidait à Aime-la-Plagne.

Mais je les rejetais toutes deux : il allait me manquer du temps et sûrement de l’énergie car elles proposaient un sacré dénivelé ! 1130 m de D+ sur 26,3 km pour la première et 880 m de D+ sur 26,4 km pour la seconde… le tout sur des pentes avoisinants souvent les 8-10% ! C’est montées inédites sont tentantes mais je me console en me disant que ce sera pour une autre fois…

Je rappelle qu’une fois arrivé au Cormet d’Arêches, j’ai prévu de descendre le versant opposé jusqu’à Beaufort pour y retrouver mon épouse environ vers 13h. Donc je n’ai que la matinée pour grimper cette énorme ascension et avec mon allure d’escargot et mes nombreux arrêts photos à venir, j’ai choisi la troisième solution la plus simple : passer par la N90 qui devait normalement me permettre de ne pas perdre trop de temps pour aller à Aime-la-Plagne et de ne pas trop gaspiller trop d’énergie… et ben j’aurais à deux petites surprises !

En ce début de matinée, le soleil n’a pas encore gagné le fond de la vallée qui est assez encaissée à cet endroit. De tous côtés, les montagnes qui culminent à plus de 2000 m en imposent. La N90 est assez large et une bande « cyclable » (pas d’indication officielle au sol mais elle bien marquée pour laisser la place aux 2 roues ou aux piétons) permet de progresser à peu près tranquillement. C’est un faux plat montant, idéal pour s’échauffer.

Mon avance est tranquille, je laisse passer sur ma droite les sorties vers Pomblière et les Plaines puis j’arrive à proximité de St-Marcel qui annonce le principal obstacle de cette N90 : le Tunnel du Siaix. 

Sur la N90 à la sortie de Moûtiers.
Sur la N90 entre Moûtiers et Pomblière.

En effet, le Tunnel du Siaix est le point noir des cyclistes qui empruntent la Vallée de la Tarentaise. Pour permettre le franchissement de l’Étroit du Siaix (où il existe une ancienne route désormais fermée depuis 1990) et d’une longueur de 1619 m, il est réputé pour être assez dangereux car ses 2 voies de 3 m 50 de large laissent très peu d’espace… c’est pour cela que je pensais à essayer de passer par une autre route mais j’ai choisi de prendre le risque pour les raisons citées plus haut. Mais j’allais avoir droit à ma première surprise…

Je laisse passer la sortie à droite vers St-Marcel mais quelques mètres plus loin, je me heurte à un panneau d’accès interdit aux cycles ! Petit instant de panique : si le tunnel du Siaix est interdit aux cyclistes, mais où vais-je passer ?!

Sur la N90, sortir à St-Marcel pour emprunter…

Je descends à pied le talus pour rejoindre la bretelle de sortie vers St-Marcel. Je roule vers St-Marcel pour réfléchir et aperçois aussitôt un panneau d’itinéraire cycliste qui indique la direction d’Aime / Bourg-St-Maurice. Cool ça, et même si ça ne correspond pas à mon itinéraire prévu, je ne réfléchis pas et suis la route indiquée. Je quitte rapidement la route pour suivre une belle piste cyclable qui est très récente car l’asphalte est comme neuf. Elle suit la N90 en parallèle tout en remontant doucement vers… le Tunnel du Siaix !

Je me dis que l’itinéraire cycliste doit peut-être emprunté l’ancienne route… mais en étudiant auparavant une carte IGN et en consultant les infos sur internet, elle serait pourtant condamnée (quelques infos très intéressantes sur ce site). La piste cyclable se dirige vers l’entrée du Tunnel du Siaix, je me dis que finalement je devrais le franchir comme prévu… mais la piste opère un virage à droite pour se présenter à l’entrée… d’un tunnel réservé aux cyclistes et aux piétons !

… la piste cyclable en direction d’Aime / Bourg-St-Maurice qui…
… va se diriger vers le Rocher du Siaix pour…
… franchir le Tunnel du Siaix…
… via la galerie de sécurité (à droite)…
… entièrement dédiée aux piétons et aux cyclistes !

Incroyable découverte car aucune info n’était disponible à ce sujet lors de mes recherches sur internet. La cause serait son inauguration assez « récente » : le 4 octobre 2019. C’est à l’occasion du creusement de la galerie de sécurité effectuée entre 2014 et 2019 que le franchissement sécurisé du Tunnel du Siaix a été offerte aux cyclistes et aux piétons.

Mais la publicité est malheureusement très réduite. En faisant de nouvelles recherches sur internet, je suis seulement tombé sur quelques pages comme celles du Département de la Savoie ou de la Préfecture de Savoie qui parlent d’ailleurs que de l’inauguration. Le reste des infos est quasi désertique sauf cette page qui, je l’espère, contribuera modestement à agrandir la notoriété de ce superbe passage.

Je franchis donc le Tunnel du Siaix via la galerie de sécurité qui est un peu plus courte que celui réservé aux véhicules à moteur avec 1460 m. Éclairage et revêtement nickel, il n’y a pas pente, la perfection ! Je ne suis pas le seul à découvrir ce passage car je croise un cycliste voyageur équipé avec les sacoches.

Un tunnel parfait avec un très bel éclairage !

À la sortie du tunnel, je rencontre le soleil et découvre ma deuxième surprise : sûrement pour des raisons de sécurité, la piste cyclable ne rejoint pas la N90 et amorce une… descente ! Et une bonne qui me mène au fond de la vallée où je me retrouve à longer l’Isère. Au final, c’est XX m de dénivelé qu’il va falloir remonter ! Voilà un effort supplémentaire que je n’avais prévu. La piste cyclable se termine à l’entrée de Centron et je dois désormais m’employer un peu sur des passages à près de 7-8% pour remonter vers le haut de Centron où se trouve la N90 qui est la seule voie d’accès pour aller à Aime-la-Plagne.

Sortie du tunnel de sécurité du Siaix.
Je retrouve la N90 à la sortie de Centron. Au centre, le Rocher de Villette.

Une fois sur la N90, ça va être beaucoup plus cool et je vais pouvoir récupérer de mes premiers efforts jusqu’à Aime-la-Plagne. La route est assez large et je roule sereinement car la circulation n’est pas trop forte. Je contourne l’imposant Rocher de Villette qui, comme le Rocher du Siaix un peu plus tôt, tente de barrer l’accès à la Vallée de la Tarentaise et arrive tranquillement à Aime-la-Plagne.

Le Rocher de Villette.
Après avoir contourné le Rocher de Villette, vue sur la première partie de l’ascension du Cormet d’Arêches. Je passerais par Tessens un peu plus tard… et j’espère ne pas trop me retrouver dans les nuages !
En se retournant, vue sur Villette.
J’arrive à Aime. Côté Massif de la Vanoise, vue sur l’un des rares sommets marquants visibles au cours de la journée.
Depuis 2016, Aime est devenue Aime-la-Plagne.
La Basilique Saint-Martin d’Aime.

Après une quinzaine de kilomètres depuis Moûtiers, me voici à Aime-la-Plagne. Les éclaircies sont bien présentes mais des nuages cachent les sommets environnants. Décidément, pas facile d’avoir une météo parfaite durant ce séjour. Je ne m’attarde pas dans ce village devenu un gros bourg suite à l’exploitation de l’une des plus grosses stations de la Tarentaise avec celle de La Plagne. D’ailleurs, je devine vaguement le chemin de son ascension que j’ai réalisée en 2008.

Ascension du Cormet d’Arêches

C’est parti pour l’ascension du Cormet d’Arêches qui sera mon seul « 2000 » de ce séjour avec ses 2108 m d’altitude et je sais que ce ne sera pas du gâteau avec 20,3 km de montée à 7,5% pour 1474 m de D+. L’équivalent d’un Mont Ventoux depuis Malaucène.

L’ascension se déroulera en 3 parties :

  1. De Aime-la-Plagne à Granier : la partie la plus « facile » durant 9,6 km où le passage le plus ardu ne dépassera pas les 7%.
  2. De Granier à Plan Pichu : on quitte la civilisation pour une étroite route aux pourcentages infernaux souvent proches des 9% avec un max à 11,5% durant 8,8 km.
  3. De Plan Pichu au Cormet d’Arêches : la route laisse la place à une piste pour un final  de 1,9 km où la déclivité ne fait pas relâche avec ses 9%.
Une ascension qui va m’en faire baver !

Cormet d’Arêches – partie 1 – Aime-la-Plagne > Granier

Je me faufile dans le centre d’Aime-le-Plagne pour déboucher face à l’Église de Saint-Sigismond et me retrouver sur la D218. Jusque là, rien de difficile si ce n’est qu’un petit coup de cul. En bifurquant à gauche, je vais même avoir droit à une toute petite descente. À l’issu de ce début un peu irrégulier, la pente s’installe mais de façon assez tranquille avec un gentil 5% durant 1,8 km jusqu’à Villaroland. C’est à cette occasion que je me retrouve à grimper la première des 5 épingles de cette première partie jusqu’à Granier.

Église de Saint-Sigismond à Aime-la-Plagne. Prendre à gauche pour emprunter la D218.
Je vais longtemps avoir Longefoy comme point de vue sur l’autre versant de la vallée.
Pas trop dur avec une pente à 5% jusqu’à Villaroland.
Premier lacet à Villaroland où l’on peut voir la Chapelle Saint-Eustache.

À partir de Villaroland, la pente prend de la vigueur et de manière assez régulière autour des 6,5/7% durant 6,2 km. Cela me convient bien, la route est large, bien asphaltée et je roule en dedans pour garder des forces pour la seconde partie de l’ascension.

Avec mon VTT qui pèse une tonne, je vais forcément moins vite et une position plus « assise », je profite du paysage. Même si les nuages me dissimulent quelques sommets, j’ai de très beaux points de vues plongeant sur la Vallée de la Tarentaise.

J’ai souvent Longefoy dans mon champ de vision qui se trouve sur une sorte de mini-plateau sur le versant opposé. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai longtemps cru que c’était Notre-Dame-du-Pré !

Entre Villaroland et Tessens, le paysage sur la Vallée de la Tarentaise se dévoile.
Vue sur la Vallée de la Tarentaise en direction de Moûtiers.
Pente à 6,5/7% e direction de Tessens sur une route assez large et bien entretenue.
Tessens, j’attaque la troisième épingle.
Vue sur Mâcot-la-Plagne depuis Tessens.
Je prends de l’altitude, après Longefoy, c’est Montalbert que j’aperçois sur l’autre versant de la vallée.
Vue sur la Vallée de la Tarentaise en direction de Bourg-St-Maurice.
Aime-la-Plagne semble encore toute proche pourtant j’ai déjà grimpé 550 m de D+ !
Un proche sommet se dévoile…
Beau panorama sur le versant opposé.
Je distingue l’une des 3 stations des Arcs du côté de Bourg-St-Maurice.
Pas mal de nuages au-dessus de ma tête, je n’aime pas trop ça…
Je prends de plus en plus d’altitude, je suis désormais au même niveau que Montalbert aux alentours des 1300 m.

Je progresse tranquillement… Tessens puis la Thuile derrière mois, j’arrive à Granier (alt. 1247 m) avec une pente qui a fait un peu relâche à 5% durant 800 m. Je fais une petite pause pour avaler une pâte de fruits. La première partie de cette ascension s’est bien déroulée. Je me sens encore bien frais, la température autour des 24-25°C est parfaite.

J’arrive à Granier.
Et je vais en terminer avec la première partie de mon ascension.

Cormet d’Arêches – partie 2 – Granier > Plan Pichu

Granier me fait penser au Col du Granier que j’ai grimpé pas plus tard qu’hier, c’est un joli petit clin d’œil. Dans tous les cas, je vais désormais quitter la civilisation pour la seconde partie de cette ascension qui va me mener, durant 8,8 km, à Plan Pichu.

Je profite de la vue qui aurait pu être encore plus belle si les nuages ne masquaient pas le Mont Jovet (alt. 2558 m) et la Roche de Mio (alt. 2739 m) du côté du Massif de la Vanoise.

Un premier lacet très pentu à la sortie de Granier annonce les hostilités : on est sur du 9% et ce durant 1900 m jusqu’au parking du Téléski de la Chavonne. Ce dernier, unique en son genre car il est le seul sur ce versant de la Vallée de la Moyenne Tarentaise, a fermé en 2019. Subsiste encore un petit domaine nordique.

On distingue la Station de la Plagne côté Massif de la Vanoise. Le Mont Jovet et la Roche de Mio sont dans les nuages !
À Granier, les hostilités démarrent pour de bon !
Je suis sur la bonne route.
Oratoire au-dessus de Granier.
Une pancarte artisanale qui fleure bon la route oubliée de montagne…
Route étroite mais asphalte nickel.
La route s’élève franchement au-dessus de Granier. On peut distinguer Arc 1800, l’une des stations des Arcs.
J’arrive au niveau du Téléski de la Chavonne.

Après avoir dépassé le Téléski de la Chavonne, la route se transforme en fourche, je prends la voie de droite et poursuis mon cheminement dans une… descente ! Oh, ce n’est pas très long – environ 850 m -, juste le temps de perdre 24 m de dénivelé. Puis la pente reprend ses droits et durement : 900 m à 9,5% dans une belle ligne droite jusqu’au Pont des Lanches. C’est aussi à cette occasion que l’on change complètement de décor en s’enfonçant dans la montagne via le Vallon du Torrent du Cormet d’Arêches qui propose un environnement fortement boisé et bien sûr plus de vue sur la Vallée de la Tarentaise.

Après le Téléski de la Chavonne, suivre la route au Cormet d’Arêches en prenant la voie de droite.
Une douce descente de 850 m environ.
Le Pont des Lanches (alt. 1484 m).

J’accuse le coup avec le terrible raidard gravi juste avant le Pont des Lanches mais après ce dernier, aucun répit ne m’attendait car j’allais enchaîner avec un passage dantesque : 660 m à 11,5%. Je n’ai pas arrondi la distance de cette portion à 650 m car chaque mètre a valu son lot d’effort dans une succession de 4 très beaux lacets !

Avec mon VTT qui semble pesé des tonnes mais avec son développement salvateur – 28 x 32 -, j’en bave et suis heureux à la fois car, même si j’ai seulement croisé un petit groupe de motards, je suis quasiment seul dans cette montée confidentielle.

Premier lacet après le Pont des Lanches.
Second lacet après le Pont des Lanches.
Quatrième lacet après le Pont des Lanches.

Navigant laborieusement, je progresse à une allure d’escargot… je rentre les épaules en attendant que le mauvais moment passe… et je peux me détendre un peu quand le pourcentage passe soudainement à 5,5% durant 200 m. J’apprécie ce petit répit d’autant que la route va désormais suivre l’axe du Vallon du Torrent du Cormet d’Arêches et m’offrir des vues sur le sommet à atteindre et les sommets bordants le vallon.

Quand vous verrez ces 2 grands conifères, vous aurez droit à un petit répit…
Je suis dans l’axe du Vallon du Torrent du Cormet d’Arêches… objectif en vue…
Dans le petit replat, il y a une fontaine d’eau indiquée non potable qui ne fonctionnait pas… dommage, elle aurait pu rafraîchir plus d’un cycliste ou promeneur !
Route étroite mais dans état assez correct.

Le répit est de courte durée, la déclivité repasse sans concession à 9% durant 885 m jusqu’à Laval. Mais ça va mieux et je peux profiter d’un nouveau décor plus ouvert car la forêt commence à laisser la place à de verts pâturages escarpés parsemés de rochers d’un beau gris minéral.

Belles arrêtes rocheuses sur le côté droit du Vallon du Torrent du Cormet d’Arêches.
Le décor commence à s’ouvrir au-dessus de ma tête.
Mais la pente est à nouveau implacable avec un bon 9% de moyenne.
La forêt commence à s’éclaircir franchement…
J’arrive bientôt à Laval.

En arrivant à Laval, le panorama s’ouvre à nouveau sur la Vallée de la Tarentaise. Dommage que les nuages couvrent encore les sommets du Massif de la Vanoise, j’aurais pu apercevoir quelques sommets emblématiques comme celui du Mont Pourri (alt. 3779 m) ou le Dôme de la Sache (alt. 3588 m).

Le panorama se découvre avec des vues plongeantes vers la Vallée de la Tarentaise.
Juste avant Laval, il y a de gros rochers assez impressionnants qui bordent la route.

J’atteins Laval (alt. 1652 m) qui est un ensemble de chalets d’alpage. Certains sont semi-enterrés dans le flanc droit du vallon et superbement restaurés, donnant un très beau cachet à ce lieu magnifique. Il y a aussi un monument qui rappelle qu’il n’était malheureusement pas encore assez isolé car le 4 août 1944, tombaient sous les balles, plusieurs maquisards lors de l’attaque par l’armée allemande du Cormet d’Arêches.

Premier chalet d’alpage de Laval.
Magnifique décor pastoral à partir de Laval.
J’arrive vers la partie principale de Laval. C’est beau !
À Laval, franchissement du Torrent du Cormet d’Arêches.
La plupart des chalets sont semi-enterrés dans les alpages.

Pas de répit après Laval, il me faut enchaîner avec un passage de 1,3 km qui propose un pourcentage à 2 chiffres : 10% ! Il faut savoir que l’asphalte s’arrêtait à l’issu de ce passage (alt. 1782 m) jusqu’en 2014. Quelle bonne idée de l’avoir prolongé jusqu’à Plan Pichu !

Je vais m’éclater entre Laval et Plan Pichu : une dizaine de lacets spectaculaires vont m’aider à me hisser sur le flanc droit du Vallon du Torrent du Cormet d’Arêches. Je vous pose le décor : une magnifique cascade gardée par la Chapelle de St-Guérin. Même si les difficultés sont toujours présentes avec 1,7 km à 8,5%, je profite à fond de cette belle ambiance.

Il y a encore un peu de chemin pour atteindre le Cormet d’Arêches.

 

Lacet après Laval.
Dans les lacets qui contournent la cascade et la Chapelle St-Guérin.

À l’issu de cette belle série de lacet, la route passe non loin de la Chapelle St-Guérin et va se faire beaucoup plus douce pour me guider vers Plan Pichu avec 325 m à 4,5%. Finalement, je ne me sens pas trop mal après 18,4 km d’ascension avec près de 1300 m de D+ depuis Aime-la-Plagne.

Plan Pichu (alt. 1945 m) est une ferme d’alpage qui produit du Beaufort, le plus célèbre des fromages de Savoie. La plupart des véhicules à moteur et deux cyclistes en vélo de route devront faire demi-tour car l’asphalte s’arrête ici. Une piste prend le relais jusqu’au Cormet d’Arêches.

Quel merveilleux décor !
Dans l’avant-dernier lacet.
La Chapelle St-Guérin au pied la Crête du Faillé.
J’arrive à Plan Pichu.
Chapelle St-Guérin, Crête du Faillé et Cormet d’Arêches sur la droite.
Il y a plein de beaux rochers sur le bord de la route à proximité de Plan Pichu.
Plan Pichu (alt. 1945 m).
Fin de l’asphalte, début de la piste…

Cormet d’Arêches – partie 3 – Plan Pichu > Sommet

Je fais une courte pause et en empruntant les premiers mètres de la piste, c’est là que le choix du VTT prend tout son sens. En effet, la possibilité de rouler avec un vélo de route même équipé de pneus de 25 ou 28 est à coup sûr très difficile. En zigzaguant entre les ornières, cailloux et sable, ça peut toujours passer en montée (par contre, les roues prendraient cher !) mais la descente serait vraiment problématique. En gravel ? Je ne suis pas du tout spécialiste mais bien que cela me tenterait bien un jour (par exemple, cette monture aurait été parfaite pour cette montée), l’absence de suspension, au moins à l’avant, serait assez pénible pour la descente côté Beaufort comme je le constaterais un plus tard. Dans tous les cas, le VTT, même s’il m’a coûté en effort, me donnera entièrement satisfaction pour la suite de la randonnée.

Sur le papier, ça n’a pas l’air trop difficile : plus que 2 kilomètres pour atteindre le sommet… mais les 163 m de D+ restants sur une pente souvent proche des 10%, le tout sur une piste très irrégulière rendent la tâche plus difficile que prévu. Me voilà à transpirer chaudement tout en ayant le souffle un peu plus court car j’ai désormais franchi le cap des 2000 m d’altitude.

Le paysage est magnifique, je suis obligé de faire plusieurs arrêts photos mais repartir sur une pente à 10% est un peu pénible. Depuis Plan Pichu, la piste fait une large boucle vers la gauche pour se diriger vers le Refuge de la Coire. À l’approche du refuge, la piste est recouverte de gravier noir qui propose un meilleur rendement. Ce n’est pas destiné aux cyclistes mais aux quelques voitures qui ont réussi à venir se garer sur un petit parking situé près du refuge ou bien qui ont réussi à franchir le Cormet d’Arêches. C’est comme au Col du Parpaillon que j’ai gravi en 2019, certains n’hésitent pas à venir jusque dans des endroits qui devraient être à mon sens, préservés des véhicules à moteur…

Le final de l’ascension du Cormet d’Arêches se fera sur une piste.
Depuis Plan Pichu, le sommet du Cormet d’Arêches se trouve sur la gauche.
Un paysage sublime. La piste passe sous le Mont Coin.
Les sommets marquants sur la gauche de la piste.
Un petit coup d’œil en arrière sur Plan Pichu. Au fond, la Vallée de la Tarentaise.
Piste avec du gravier noir à proximité du Refuge de la Coire.
Refuge de la Coire.
Encore un petit coup d’œil en arrière, Plan Pichu ressemble désormais à une boîte d’allumette.
Quel décor avec la Grande Parei qui domine Plan Pichu.

Me voilà au Refuge de la Coire (alt. 2059 m). Le paysage est splendide avec en toile de fond, la Grande Parei dont les nuages viennent lécher les sommets. J’en ai presque fini, il me reste 2 petits lacets… et me voilà enfin au sommet de l’ascension à… 2102 m. Je ne suis pas tout à fait au point géographique mais en m’arrêtant à côté d’une très vieille croix en bois qui se trouve à côté d’un passage bien marqué entre les 2 versants, je peux pleinement profiter de ma joie d’avoir réalisé cette ascension hors norme dont je rêvais depuis assez longtemps.

Le Refuge de la Coire (alt. 2059 m). Il est ouvert toute l’année (non gardé en hiver).
La piste au-dessus du Refuge de la Coire.
Vue au-dessus de la piste, la croix située au centre marque le sommet de l’ascension.
Géographie des lieux !
On aurait envie de s’aventurer vers d’autres lieux…
Les derniers hectomètres…
J’en vois enfin le bout !
Fin de l’ascension du Cormet d’Arêches !
Photo souvenir avec la Grande Parei en arrière-plan.
Content de mon petit exploit personnel.
Vue à l’Ouest.
Vue à l’Est.

Je ne m’attarde pas trop, même s’il y a un vent bien frais qui me force à ne pas trop stationner à cette altitude, l’heure a beaucoup tourné depuis mon départ à Moûtiers et mon épouse Corinne est à Beaufort en train de m’attendre pour le pique-nique car il est déjà 13h !

Avec 200 m à 3%, je rejoins rapidement le point géographique du Cormet d’Arêches symbolisé par un vaste parking. Ce dernier est bien rempli avec au moins une trentaine de voiture et même des camping-cars ! Je suis toujours surpris que des gens n’hésitent pas à emprunter des pistes à une si haute altitude avec de simples véhicules de tourisme ! En descendant sur le Lac de St-Guérin, il y en avait même un peu partout, même si le paysage était magnifique, le charme est un peu rompu ! Je suis bien content d’avoir été tranquille sur le versant que je viens de grimper.

Panneau du col au parking, il manque un petit mètre !

Descente jusqu’à Arêches en passant par le Lac de St-Guérin

J’attaque la descente. Elle se fera en 2 parties avec d’abord la piste et le retour de l’asphalte avant le Lac de St-Guérin puis du Barrage de Saint-Guérin à Arêches.

La piste est longue de 3,250 km avec une pente moyenne de 9%. Son revêtement est très irrégulier, malgré mon amortisseur avant, j’ai été secoué dans tous les sens ! Verdict pour un passage en vélo de route : très déconseillé ! Pour un gravel : sans suspension, il faudra descendre assez lentement.

En faisant attention aux randonneurs, aux quelques voitures que je croiserais, je m’éclate ! Et bien sûr, le paysage est fabuleux avec le Lac de St-Guérin en ligne de mire.

Début de la descente sur la piste.
Le Lac de St-Guérin 550 m plus bas !
Quel panorama malgré quelques nuages encore bien présents.
La piste. On aperçoit le reste d’une coulée de roches…
J’adore cette dualité entre rochers et alpages…
Au centre, le Lac de St-Guérin. On voit bien les lacets plus bas…
Piste, petit coup d’œil en arrière.
Le Lac des Fées (alt. 1896 m).
Panorama avec le Lac des Fées.

La piste prend fin à 1861 m d’altitude et l’asphalte fait son retour en étant de qualité assez correcte. Je continue ma descente durant 2 km sur une pente encore assez forte à 8,5% de moyenne. Autant dire que l’ascension est assez hard aussi de ce côté !

À l’issue de ce passage, il me faut enchaîner avec une… remontée ! Mes mollets couinent un peu mais ça passe avec 850 m à 3% mais quelques mètres qui flirtent avec les 6/7%.

Je bascule à nouveau dans la descente. Il me faudra 2,250 km qui passera de 8 à 7% jusqu’au Barrage du Lac de St-Guérin. À l’approche du barrage, il y a foule ! Quel contraste où j’étais presque seul il y a peu de temps. Bon, quand ce n’est pas les nuages, c’est les bagnoles qui gâchent les photos ! Pas facile de faire un bon cadrage… comme j’aimerais avoir la chance de pouvoir faire des randonnées hors saison pour pouvoir pleinement profiter de ces lieux magnifiques…

Fin de la piste, coup d’œil en arrière.
Retour de l’asphalte (alt. 1821 m). Des bagnoles partout !
Paysage en direction du Cormet d’Arêches.
Dans la descente vers le Lac de St-Guérin, il faut se farcir une… petite remontée !
Barrage du Lac de St-Guérin.
Dernier lacet en direction du Barrage du Lac de St-Guérin. Y’a foule !
Vue Sud du Lac de St-Guérin.
Quel décor !
Au-dessus du Barrage du Lac de St-Guérin.
Depuis Beaufort, il y a déjà une bonne petite ascension jusqu’au Barrage du Lac de St-Guérin.
Barrage du Lac de St-Guérin mis en service en 1961.

Une fois au barrage, je fais une très courte halte, je fuis la foule. J’espère pouvoir y revenir un jour en espérant que ce soit plus calme… Je consulte mes messages, mon épouse a préféré monter à Arêches au lieu de m’attendre à Beaufort. Il ne me reste plus qu’à me laisser glisser jusqu’à notre point de rencontre. Les 7 kilomètres de descente jusqu’à Arêches sont vite avalés avec une pente infernale dont un passage de 1 km à 10% mais je fais quelques arrêts photos obligatoires tellement les paysages sont magnifiques dans ce Vallon du Torrent de Poncellamont que j’ai déjà bien entrevu pour avoir grimpé dans le même coin le Col du Pré en 2018.

Descente dans le Vallon du Torrent de Roncellamont.
On aperçoit les lacets abruptes de la montée du Col du Pré.
Arêches en vue.
Paysage 4 étoiles !

Je retrouve mon épouse Corinne à Arêches à 14h. Même si je n’ai pas fait la descente jusqu’à Beaufort, je suis bien content d’en finir car je commençais à avoir vraiment faim, ma journée ayant débuté à 5h45 ! Nous pique-niquerons finalement à Beaufort… Je  remercie encore mon épouse Corinne d’avoir participé à cette logistique particulière et d’avoir eu la patience de m’attendre jusqu’à cette heure avancée du début de l’après-midi.

Quelle sortie ! Seulement 50 km mais 1820 m de D+ pour atteindre le Cormet d’Arêches à plus de 2000 m d’altitude. Cependant, l’utilisation de mon VTT (Serious Eight Ball), qui a le mérite d’être solide (marque allemande oblige !) mais qui pèse une tonne m’a obligé a fournir pas mal d’effort et la seconde partie très soutenue de Granier jusqu’au sommet – 10,5 km à 8,5% – qui m’a pas mal épuisé surtout à l’approche des 2000 m d’altitude, me le fait placer dans mon top 3 des ascensions les plus difficiles que j’ai réalisées jusqu’à ce jour (en compagnie des Cols du Glandon et du Grand Colombier). Mon reportage photo est assez réussi dans l’ensemble et cette ascension m’a permis de pouvoir présenter une foule de détails sur ce col confidentiel que j’espère que vous pourrez découvrir un jour pour ceux qui ne l’ont pas encore fait.

Mais cette journée dans le Beaufortin n’était pas terminée. J’avais prévu de réaliser une balade touristique (en voiture bien sûr) au Col du Joly afin d’offrir à mon épouse, une vue 5 étoiles sur le Mont Blanc mais les nombreux nuages présents ce jour auraient sûrement masqués le Roi des Alpes ! Je suis passé plan B et ce sera sans regrets, car c’était l’occasion de faire le second cormet du Beaufortin en allant visiter celui de Roselend !

Nous sommes suis passé par le Col du Pré. Je puis vous assurer qu’en voiture, c’est assez spectaculaire et j’ai bien serré les fesses (c’est moi qui avait le volant) en croisant quelques voitures sur cette route très très étroite ! C’est vrai qu’en vélo, même si c’est ardu, ça passe plus facilement 😉 Dans tous les cas, on a pu bénéficié, dans la descente du Col du Pré, d’une des plus belles vue des Alpes sur le Lac de Roselend !

Je vous laisse découvrir la fin de cet article en photos !

Dans la descente du Col du Pré vers le Barrage du Lac de Roselend.
Lac de Roselend, le Mont Blanc est caché dans les nuages dans la partie gauche de la photo.
Lac de Roselend, on distingue très bien le passage de la route vers le Cormet de Roselend.
Sur le Barrage du Lac de Roselend.
Vue vers le Sud du Lac de Roselend avec la Pierra Menta, l’un des sommets emblématiques du Beaufortin.
Montée vers le Cormet de Roselend au-dessus du lac.
Montée vers le Cormet de Roselend au-dessus du lac. Au centre, la cascade du Lac de Roselend.
On peut distinguer le Col du Pré de l’autre côté du lac.
Cormet de Roselend, déjà grimpé 2 fois.
Un beau panneau qui ressemble beaucoup à celui du Col du Galibier.
Final du versant Est.
Final du Versant Ouest.
Des sommets à près de 3000 m dominent le Cormet de Roselend.

J’aurais bien fait de profiter de cette journée avec tout de même de bonnes éclaircies car il m’aura fallu pratiquement attendre 3 jours pour remonter sur le vélo à cause d’une météo très capricieuse et bien humide !

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