Cap Sombernon sous un ciel breton

À quoi peut ressembler une année cycliste pour Bosses21 ? Mes envies me guident souvent dans les bosses de Côte-d’Or mais aussi parfois en plaine… des parcours souvent différents d’un week-end à l’autre… des parcours inédits à la recherche d’une bosse que je ne connaîtrais pas… la réponse en 12 mois pour l’année 2019 (l’année 2017 est disponible ici). Et peut-être que cela vous donnera des idées de parcours !

Les parcours sont enregistrés avec Strava. Les kilomètres, temps et dénivelés réels sont relevés à l’aide de mon compteur vélo (celui du site strava n’est pas du tout fiable !).

Samedi 12 janvier – départ 13h35 – 70 km / D+ 763 m / 3h10
Panorama depuis Sombernon… les habitants du quartier ont une belle vue !

Ce samedi, temps misérable comme malheureusement trop souvent ces derniers week-end d’hiver. Je serais bien resté au chaud mais je dois emmener le fiston à une compétition de tennis de table à Fontaine d’Ouche et il en a pour toute l’après-midi, donc je suis « obligé » d’aller faire un tour en vélo. La météo est donc en mode bretonne, je me couvre bien des pieds à la tête, je branche le mode warrior et c’est parti pour 70 bornes.

Ce sera d’abord une remontée de la Vallée de l’Ouche jusqu’à Pont de Pany le long du Canal de Bourgogne. Je dois me taper un bon petit vent de face mais j’essaie d’y mettre du rythme. Après ma première sortie VTT samedi dernier, il faut continuer le mode décrassage. Tout en me prenant quelques averses bien glaciales, je bifurque ensuite sur la D 108 pour rallier Remilly-en-Montagne. Je décide de ne garder que la plaque pour toute la sortie afin de faire travailler les jambes, ce sera assez dur sur des passages qui piquent bien mais la caisse n’est pas trop mauvaise en ce début d’année.

De Remilly-en-Montagne, je me dirige vers l’A38 au niveau de l’échangeur n°29. Tiens, c’est marrant, voilà une montée que je n’ai jamais faite, étonnant, moi qui ai sillonné pas mal les routes de Côte-d’Or ! Il ne me reste plus qu’à me hisser par la régulière et roulante D 905 jusqu’à Sombernon, qui sera le point le plus éloigné et le plus haut (560 m) de mon parcours.

Il pleut un peu plus fort, pffff c’est un peu la misère, je descends par la D9. Au bas de cette forte descente, je me fais une belle frayeur. Malgré ma prudence car j’ai pris garde à ne pas prendre trop de vitesse, je me fais surprendre (j’ai du passer une fois dans ce sens et c’était l’été) par un brusque virage sur la droite avec un arrêt stop qui croise avec la D 905 coisée un peu plus tôt. Je freine un peu plus fort mais les roues de mon vélo ne prennent pas prise avec la route au revêtement (trop) lisse et gorgée d’eau ! Bordeeeel, je commence à chasser de la roue arrière, la roue avant pareille… je suis en train de foncer sur un terre-plein assez haut. Ç’est pas bon ça, si je chute, la gamelle va être sévère ! En une seconde, il faut tout analyser… je vois le terre-plein et une voiture avancer sur la D 905… je relâche les freins, réussis à amorcer le virage en mode funambule et pas le choix, je grille le stop en passant devant la voiture qui était à environ 50 m. Pfiou, c’est pas passé loin, mon cœur bat la chamade et je me traite de tous les noms d’oiseaux mais je reprends rapidement le fil de mon parcours.

Ensuite, c’est encore une route inédite de Mesmont à Savigny-sous-Mâlain. Très plaisante, il faudra que j’y revienne par beau temps. Je descends ensuite vers Mâlain avec une belle vue gâchée par la grisaille sur son impressionnant château et où je n’oublie pas d’être encore plus prudent bien sûr…

Depuis Mâlain, je vais suivre la D 104c jusqu’à Lantenay puis la D 104 jusqu’au croisement avec la route qui va de Plombières-lès-Dijon à Pasques. Jamais facile cette portion, elle est très irrégulière, faite de montées – dont un passage très ardu après le Viaduc de Lée – et descentes. Mais j’ai le vent dans le dos cette fois-ci, ce qui va me rendre la tâche plus facile.

C’est la quille, je n’ai plus qu’à me laisser glisser jusqu’à Plombières-lès-Dijon, emprunter mon passage secret jusqu’au Lac Kir puis franchir le Canal de Bourgogne pour revenir à Fontaine d’Ouche. Le fiston a bientôt terminé sa compétition, j’en profite pour rajouter un peu de kilomètre et de dénivelé en faisant un aller-retour dans la Combe à la Serpent. Voilà une bonne sortie malgré la mauvais temps et les pieds un peu congelés, 70 km avec 763 m de D+, un kilométrage et un dénivelé qui étaient bons à prendre pour un mois de janvier.

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