Adieu Lapierre, bienvenue Scott !

Un article un peu particulier pour parler du vélo que j’ai utilisé pendant 15 ans : le Lapierre. Quel modèle ? Je m’en fichais ! C’était un triple plateau qui allait m’ouvrir la voie à des ascensions que j’envisageais (je m’étais cassé les dents sur le Ventoux avec un 52×42 les années précédentes). Mon père me l’a offert en 2003. Cette même année et en sa compagnie, j’accrochais l’Alpe d’Huez comme premier trophée d’une longue série d’ascensions. Des petites, moyennes et des grandes (voir la rubrique « Ma collection »). J’ai connu avec ce vélo énormément de plaisirs et rarement de galères !

Mon fidèle Lapierre avec l’équipement au complet.

Hélas, ces dernières années, mes 7000 km / 60 000 m de D+ annuels et pas mal d’incursions sur des routes au revêtement souvent défoncé ont eu raison de la solidité souvent éprouvée de mon compagnon : rupture nette du cadre au niveau de la patte du dérailleur !

Une casse irréparable !

Adieu donc Lapierre ! Mon choix dans l’achat d’un nouveau vélo chez mon vélociste s’est tourné vers un Scott Speedster 40 (cette fois-ci, j’ai retenu le modèle !). Il me plaît bien celui-là, un cadre alu pour supporter toutes mes ascensions et mes incursions un peu fantaisistes, une mécanique suffisante pour mes modestes moyens et une attitude pas du tout pédante qui me convient parfaitement.

Bienvenue Scott Speedster 40 !

Par contre grosse nouveauté, il est équipé d’un compact 34-50 et d’une cassette 8 vitesses 11-32… cela va m’obliger à opérer un gros changement de pédalage par rapport au triple plateau. Je n’ai pas trop eu le choix, les triples plateaux n’existent pratiquement plus dans les offres commerciales actuelles. Je ne m’inquiète pas pour mes bosses côte-d’oriennes, ça passera sans problème, mais pour les ascensions alpestres… grosse interrogation ! À moi de m’adapter, à force de rouler en solo, je me suis beaucoup « diésélisé » ces derniers temps, c’est l’occasion de se bouger un peu plus les fesses !

Premier essai hier après-midi (enfin de belles éclaircies et une douce température)… 72 km et 956 m de D+. Il est positif à tous les niveaux ! Le poste de pilotage est parfait, sa tenue très correcte. Le 34×32 est pas trop mal passé dans le raidard du camping de Chambœuf (140 m à 14,5%). Surprise avec le 50 (j’avais un 52 sur le Lapierre), il est très agréable ! Bref, sachant que j’ai fait toute la sortie après seulement 2 petites sorties VTT et sans mes chaussures avec les cales (que je devrais recevoir la semaine prochaine), c’est prometteur pour la suite.

13 réflexions au sujet de « Adieu Lapierre, bienvenue Scott ! »

  1. A oui effectivement, le Lapierre a fait son temps, dommage de ne pas être aller voir du coté de Canyon, superbes vélos et surtout pas cher. J’ai un compact 34×46 qui suffit amplement, un 50 franchement trop gros pour nous.
    Mon Canyon équipé ultégra en alu a peine 1700€ et c’est celui que je préfère, il pèse moins que mon Cube carbone.
    Les Scott sont moins confortables a mon avis, plutôt pour des coureurs.
    @+

    1. Ah Michel, c’est que j’avais un budget modeste, il reste la maison et les études des jeunes à payer 😉 ! Le « beau vélo bien cher », ce sera pour plus tard ! Le Scott me plaît bien en attendant, j’suis pas encore trop vieux 🙂 !

  2. Salut Joris 🙂

    Enchanté de faire la connaissance de ta nouvelle monture !! Longue vie à elle et plein de sorties avec !!

    Un nouveau vélo c’est toujours particulier au début car il faut lui écrire son histoire 🙂

    Bon choix je dirais pour le compact. Perso j’hésite beaucoup à passer mon vélo adoré en compact mais au final je me suis habitué au 39×25 quand j’ai les jambes et au 30×25 quand je suis carbonisé et que je n’avance plus, du coup je n’ai pas trop envie de changer des braquets qui me conviennent.

    1. Salut Idris 🙂 !
      Oué, c’est sympa quand même d’avoir un nouveau vélo, j’ai l’impression d’avoir une nouvelle motivation. Le compact, c’est complètement nouveau, je t’assure que j’aurais préféré un triple plateau ! Il paraît que ce n’est plus à la mode… mais bon, ça va m’obliger à me bouger les fesses et c’est pas plus mal !

  3. Salut Joris. Wahou la bete… excellent ça! J’ai beaucoup de retard de lecture… sur ton blog et ailleurs d’ailleurs. A mon avis le compact est un super compromis même si je vois que tu y étais plutôt contraint. Perso je prefere largement mon compact désormais. Beaucoup plus confortable et facile à l’utilisation. Et les petits rapports restent suffisants pour les longues montées. Bonne route !

    1. Salut Baptiste, oué cool le nouveau vélo même si ce n’était pas prévu. Le compact va parfaitement pour les bosses du coin mais est-ce que ça passera dans les Alpes ? C’est la grosse question que je me pose et je devrais voir ça en juin à l’occasion d’un petit week-end solo à Albertville. Mais les sorties en juin ne m’ont jamais très réussies… Dans tous les cas, ça m’a redonné de la motivation et ça m’a obligé à me bouger un peu plus les fesses et les jambes :-D. Je suis régulièrement tes aventures… très sympa ce petit séjour dans les Vosges du Nord que je ne connais pas du tout, cela me donnera de bonnes idées quand j’aurais l’occasion d’y aller un jour 😉 !

      1. Salut Jojo. Tu souhaiteras le bonjour à Scott speedster 40 et félicitations pour ce bel achat..ainsi qu’à toute ta petite famille, au chien, chat etc… … je suis tjs ok pour une assencion autour de Dijon…. mais mon Peugeot n’est pas trop au top en ce moment… bisous.

        1. Salut Bebert ex 45 ! Merci pour ton message très sympa. J’ai passé le bonjour à Scott Speedster 40, il a hâte de rencontrer ce bon vieil ancêtre de Peugeot 😀 ! Les grimpettes sont rarissimes autour du Mans, c’est pour ça qu’il faut plutôt habiter à Dijon 🙂 ! Gros gros bisous à la famille et au poisson rouge si vous en avez un ;-)…

  4. Bonjour Joris. Concernant ton Scott Speedster S40, je l’avais testé à l’été 2012 en effectuant la montée de Superbagnères dans les Pyrénées et je ne l’avais pas trouvé très nerveux. Mais bon ce n’était que la première fois que je l’essayais, une fois pris en main cela doit aller mieux. Le Scott CR1-30 en carbone pour le col du Granon, je l’ai pris en main tout de suite. Le truc aussi c’est que le Speedster a une cassette de 8 vitesses, ce qui fait un gros écart entre les pignons, et qu’ils ont mis un dérailleur d’entrée de gamme (Shimano Claris). Mais une fois sur le vélo on ne sent pas la différence. J’ai pu rouler sur Shimano Sora, du 105 de l’Ultegra sans sentir la différence.

    J’avais lu sur ton site le compte-rendu de l’Ardéchoise 2015 dans lequel je crois tu disais que beaucoup d’autres cyclistes roulaient avec des vélos de bien meilleure gamme que le tien, à l’époque où tu avais ton Lapierre. Mais en fait parfois ce n’est qu’une impression: les coloris sont châtoyants mais les composants restent bas de gamme.

    Et tu as raison de prendre un aluminium, moi je ne mettrais pas plus de 1500 euros pour un vélo de route, quoiqu’en disent les vendeurs. En septembre 2017, j’ai loué un Look 765 en carbone, un vélo d’une valeur d’environ 2100 euros (et d’un poids de 8,25 kg) il me semble, pour faire l’ascension du Ventoux par Bédoin, que j’avais déjà réalisé bon nombre de fois avec mon Décathlon Compétition 9.1 en aluminium (9,5 kg sans les gourdes et la sacoche de matériel anti-crevaison). Le Look en carbone qui me paraissait nerveux et confortable m’a laissé une impression trompeuse : j’ai gagné seulement une minute en 21,5 km de montée ! Minute que j’ai dû perdre en descente puisque moi qui avec mon Décathlon faisait autrefois une pointe à 78,5 km/h en descente (je ne suis pas un super descendeur), là avec le vélo en carbone je me suis un peu ennuyé avec une pointe à 69 km/h… Le prix du poids en moins. Quelques mois plus tôt, j’avais loué un Cannondale Synapse 105.5 en carbone (7,8 kg) en carbone pour faire l’ascension par Malaucène et ce n’était pas mieux. Bof pour des vélos censés offrir de meilleurs rendements on ne gagne pas grand chose à la fin de la journée !

    Il paraît qu’en mettant des roues Mavic Ksyrium on peut augmenter la nervosité du vélo. Mais comme il y a plein de modèles et qu’en plus c’est cher…

    Moi si je devais investir pour un autre vélo, j’achèterais soit un vélo en aluminium soit un vélo en carbone muni de freins à disques, et ce chez les loueurs de vélo qui pratiquent des rabais au déstockage, devant renouveler leur matériel. Au moins cela ne poserait pas de souci côté retour sur investissement.

    Louer un vélo en carbone pour une journée c’est variable, mais en général je pouvais en louer pour 45 euros. Au pied du Ventoux, il y a ce qu’il faut de même qu’à Briançon au pied du Granon et de l’Izoard.

    Longue vie en tout cas au Scott Speedster S40 !

    1. Bonjour Anthony,
      Merci pour ton sympathique et long message !
      Je n’avais pas un gros budget (700 euros) mais je me rattraperais peut-être un peu plus tard pour mes 50 ans avec un budget de 1500 euros (comme toi, je pense que je ne mettrais pas plus).
      Mes envies : des freins à disques, un meilleur groupe et un peu plus léger avec du carbone éventuellement…
      Mes impressions pour le Scott Speedster 40 après 8 mois :
      – le groupe est un peu léger, ça craque pas mal quand même mais il faut que je fasse rerégler tout ça chez mon vélociste
      – bonne tenue générale à part un petit manque de stabilité dans les descentes
      – freinage un peu léger aussi dans les descentes
      – le compact, ça été un peu dur dans les Alpes en juin dernier, le triple me manque un peu, du coup je fais plus d’effort et je m’endurcis de plus en plus, je pense que ça ira de mieux en mieux en 2019
      Dans tous les cas, je ne recherche pas trop la performance, je roule souvent seul, je rechercherais plus le confort ! Pour l’instant le Scott rempli correctement cette fonction même si le Lapierre était supérieur pour un achat initial de 550 euros en 2002 !

      1. Bonsoir. Ah oui effectivement j’oubliais, les étriers Shimano Ultegra ou 105 sont efficaces dans les descentes mais comme tous il faut les re-régler parfois.

        Eh oui le triple plateau se perd de plus en plus, pour une question de poids du vélo peut-être. Après moi je n’ai pas eu de problèmes sur mes essais en pédalier compact. Il faut dire que j’ai roulé pendant des années avec mon vélo Décathlon en utilisant des braquets de 30*21 et 30*23 (vélo acheté en 2004 en fin de série et avec une cassette 9 vitesses de 12-23, des braquets à l’ancienne !) pour des ascensions comme le Ventoux ou le Galibier, il n’y a que dans les côtes avec des passages supérieurs à 15 % qu’il fallait effectivement passer en force. Du coup, le 34*28 ne me pose aucun problème dans un col comme le Ventoux, même avec un 34*24 je pourrais y arriver.

        Mais quand on a roulé avec des braquets comme 30*32 dans ce genre de col et que là on passe au 34*32, il faut effectivement forcer plus. Mais plus on grimpe de cols le long de la saison, plus cela va.

        Des vélos en triple-plateau doivent encore se vendre mais d’occasion.

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