Alpes – Le Coq prend la Porte !

Vue sublime sur le Grand Som…
Vendredi 23 juin 2017 – départ 11h30 – Route / 81,5 km / D+ 1869 m / 5h47

Mon épouse a gagné une nuit d’hôtel à Uriage les Bains… je tends l’oreille… mais ça me dit quelque chose ! Mais oui, c’est prêt de Grenoble ça ! Qui dit Grenoble, dit les Aaaallpes !!! Ni une, ni deux, je réussis à me faufiler dans les bagages ainsi que le vélo. Pas facile, mais c’est tout bon, à 6h, nous voilà filant sur l’autoroute direction Lyon puis Grenoble.

À Grenoble, c’est l’éternel bordel avec son autoroute surchargée qui nous fait perdre un peu de temps. On déniche Uriage les Bains, station thermale rattachée aux communes de Saint-Martin-d’Uriage et de Vaulnaveys-le-Haut  et située au bout du Vallon du Sonnant.

Le temps de déposer les valises à l’hôtel, de me changer et de laisser madame aux délices des services thermales proposés par la station, je débute seulement ma sortie de ce jour à 11h30. Un gros problème se posait déjà : le beau temps était bien présent mais il faisait déjà assez chaud – plus de 30°C – et ces derniers jours de juin, nous étions passé en mode canicule et j’allais une heure plus tard en subir les foudres !

Premier objectif de ce week-end de 3 jours, faire une incursion dans le Massif de la Chartreuse. Quelle chance, j’en rêve depuis longtemps après avoir dévoré des yeux les images vues sur la toile ou dans des magazines. Au programme, je vais m’offrir les ascensions des Cols du Coq et de Porte.

Depuis Uriage les Bains, je débute par une légère descente dans le Vallon du Sonnant qui va me mener à Gières. Je prends à droite la D 523 que je vais quitter rapidement à Domène en empruntant la Voie verte qui se trouve le long de l’Isère, rivière qui a des allures de fleuve à cet endroit.

Le Massif de la Chartreuse en toile de fond depuis l’Isère.

Je peux déjà bien apercevoir les contreforts abruptes du Massif de la Chartreuse malgré un voile blanc créé par la pollution due à la canicule qui sévit depuis plusieurs jours. J’abandonne la fraîcheur bienfaitrice de la Voie verte pour prendre la direction de St-Nazaire-les-Eymes, pied de ma première ascension : le Col du Coq. 

Quelle vue en direction de St-Nazaire-les-Eymes !

J’essaie de distinguer le passage du col entre le Bec Charvet et la Dent de Crolles tout en me préparant psychologiquement à grimper l’un des cols les plus durs des Alpes françaises. Depuis le bas de St-Nazaire-les-Eymes, c’est 14,7 km pour 1185 m de D+ à 8% de moyenne !

Un profil aux couleurs sanguinolentes !

C’est parti, depuis le rond-point situé près de l’A 41, je démarre par un passage pas trop plaisant qui consiste grimper la D 30 qui se faufile entre St-Ismier et St-Nazaire-les-Eymes. Ce tronçon de route sans âme et surchauffé mais avec une voie cyclable sur les côtés me permet tout de même de chauffer les mollets : 600 m à 3% puis 1160 m sur une pente comprise entre 6 et 7%.

Je profite du dernier replat qui me sera proposé en suivant la D 1090 sur 350 m à 0,5%. Une bifurcation accompagnée d’un panneau m’indique la direction du Col du Coq, il reste encore 12,6 km d’ascension. Notez encore que c’est à nouveau la D 30.

C’est parti pour l’enfer ! Problème de panneaux, remarquez que les altitudes ne concordent pas !

La vue est assez démoralisante car la route file à l’assaut tout droit dans la pente offerte par le Grésivaudan : 1240 m à 9-10%… tiens prends ça !  Un léger virage sur la droite, la déclivité fait un peu relâche avec 555 m à 7,5%. Un autre plus marqué à proximité de la Croix de Trousset et la pente sera toujours aussi soutenue avec 840 m à 8% jusqu’à la première épingle. Le Massif de Belledonne situé de l’autre côté de la Vallée de l’Isère se dévoile majestueusement.

L’ombre des arbres qui borde la route n’est pas suffisante à cette heure de la journée où le soleil a atteint son zénith et c’est une chaleur écrasante qui s’abat sur moi ! Rapidement, mon coup de pédale se fait très lourd. Ma barre d’énergie perd 80% d’un seul coup. C’est ainsi que je grimpe péniblement les 1140 mètres suivants sur une pente à 7,5%. Une nouvelle épingle, 660 m à 9,5%, c’est le coup de grâce ! Mon coup de bambou est sûrement dû à une belle fringale !

Stop ! Je me jette sous un coin à l’ombre au bord de la route et entreprends de dévorer mon casse-croûte que je pensais déguster tranquillement au Col du Coq. Et ben c’est raté ! Je rumine mes pensées,  ça m’embête ce coup d’arrêt alors que je n’ai même pas atteint la moitié de l’ascension ! Mais en réfléchissant, mon petit déjeuner pris vers 8h ce matin (il est déjà près de 13h30), les premiers efforts sur une forte pente que je n’ai pas souvent escaladée sur mes bosses côte-d’oriennes et cette chaleur écrasante ont eu naturellement de ma pauvre santé !

Je mange et bois lentement afin de bien digérer le tout lorsque je reprendrais l’ascension. Au bout d’un bon  quart d’heure, je me sens assez revigoré pour reprendre. C’est reparti direct dans une pente à 9,5% durant 660 m. Dur ! Je perds presque pied lorsque la déclivité… augmente entre la troisième et quatrième épingle à 10% sur 360 m. Décidément, ça prend pas ! Les 975 mètres suivants sont terribles, outre les 8,5%, le soleil chauffe la route au rouge, juste avant l’entrée du tunnel, je jette un coup d’œil à mon compteur : 43°C !!! C’est l’enfer ! Je ne savais pas encore que j’allais y descendre encore plus quelques instants plus tard…

Juste avant l’entrée du tunnel, mon compteur a affiché 43°C !!!

L’entrée du Tunnel de St Pancrasse se présente à moi. D’une longueur de 500 m, il est bien éclairé et surtout, ça c’est sympa, il est équipé d’un détecteur à l’entrée qui signale aux autres véhicules, à l’aide d’un panneau lumineux, s’il y a un cycliste à l’intérieur du tunnel ! Je retiens surtout que je vais pouvoir profiter d’une bonne dose de fraîcheur qui va pouvoir faire baisser la chaudière que j’étais devenu ! Par contre, pour y trouver un replat, il faudra repasser, la pente continue son travail de sape avec 520 m à 9% ! Je ne me gène donc pas pour faire une pause au deux-tiers du tunnel où il y a une ouverture bordée d’une terrasse qui permet de profiter d’un magnifique panorama sur le Massif de Belledonne.

Impressionnante ouverture dans le Tunnel de St Pancrasse.
Panorama sur la Vallée de l’Isère et le Massif de Belledonne.

Je croise un autre cycliste, ha ben non, c’en est pas un, il est équipé d’un VAE ! On échange deux, trois mots tout en pensant que c’est une feignasse, qu’il aille où il veut avec son truc… même si secrètement, je l’envie à ce moment là parce que j’en chie comme pas possible dans ce Col du Coq yark yark yark !

Je retrouve ma chaleur adorée juste à la sortie du tunnel. Encore 600 m à 8% jusqu’à l’entrée de St-Pancrasse où je bifurque à gauche sur la D 30e. Il reste 5,7 km jusqu’au Col du Coq, ça allait être le plus long final de ma vie… En remontant les Meunières, je profite de mes derniers instants de lucidité pour admirer la sublime Dent de Crolles.

Quel spectacle dans la partie finale avec la Dent de Crolles !
Lacet et Massif de Belledonne au-dessus des Meunières dans le final du Col du Coq.

Sur une série de lacets – 1545 m à 7% – que j’aurais dû grimpée sans trop de problème, le soleil, implacable, me vide définitivement de toutes mes forces ! Je suis déshydraté et comble de malheur, mes bidons sont vides !!! Je m’effondre au bord du talus. Il faut que je reprenne des forces, fermer les yeux 2 minutes, ne rien faire, reprendre ses esprits… une voiture s’arrête, le conducteur me demande si ça va, je réponds tout va bien alors que j’agonise ! Il repart. Mais qu’est-ce que je fais là ?! Ah oui, c’est pour grimper le Col du Coq, il n’est pas loin, je n’ai pas envie d’abandonné si près du but après tous ces efforts !

Je remonte sur le vélo et je vais rouler 500 m, faire une pause, refaire 500 m, encore une pause et ainsi de suite. J’entends le bruit de l’eau qui coule… c’est le Ruisseau des Monnières ! Dans un lacet, je laisse le vélo sur le bord de la route et me précipite dans un petit fossé pour y boire et m’asperger d’une eau délicieusement fraîche ! Rhaaaaa que ça fait du bien ! Je trempe quasiment le maillot pour combattre cette canicule de dingue et reprends mon cheminement.

Le passage à 7% se termine dans une épingle. La route se rétrécie soudainement et va m’offrir un final dantesque : 4,2 km à 9,5% de moyenne !!! Je fais encore plusieurs pauses intermédiaires en pédalant malheureusement sans trop de joie. C’est dommage, je ne profite pas à fond du décor qui est magnifique avec toujours la Dent de Crolles.

Dent de Crolles, sa crête rappelle celle d’un coq d’où le nom du col ?

Et puis, dans un petit virage à droite, ça y est, j’atteins enfin le Col du Coq à 1434 m d’altitude. Pfiou, je l’aurais mérité celui-là ! D’une altitude inférieure à 1500 m, voilà pourtant une ascension qui se mérite. Je me dis instantanément qu’il faut que je la refasse un jour dans de meilleures conditions pour l’apprécier pleinement.

Col du Coq – 1434 m – aussi dur qu’un « 2000 » !

Quand je regarde la Dent de Crolles toute proche, sa forme me fait penser à la crête d’un coq, je croyais que le nom du col provenait de cet aspect mais selon wikipedia, le nom Coq provient du substantif de l’ancien français cuchet, lui-même issu du gaulois kukka, désignant un sommet de forme arrondie et ill n’a pas de rapport avec la présence du Tétras lyre ou coq de bruyère. Au sommet, se trouvent un petit parking pour les randonneurs, un méchant pylône électrique qui gâche un peu le paysage et un petit abri où je m’assois pour reprendre des forces et réfléchir un peu quant à la suite à donner à mon parcours.

À l’ombre pour faire baisser la chaudière !

Je suis épuisé. Je me demande si je fais demi-tour pour rentrer directement à Uriage les Bains mais je balaie rapidement cette pensée ! Tout cet effort pour ne pas voir les beaux sommets du Massif de la Chartreuse ?! Et l’autre versant du Col du Coq, il est comment ? Et puis c’est connu, en vélo, on arrive à se refaire la fraise assez rapidement. Allez hop, c’est reparti.

La descente jusqu’à St-Hugues de Chartreuse est palpipante mais assez dangereuse. Longue de 9,7 km, la route est étroite et présente des portions assez dégradées. Quand on voit les moyens qui ont été apportés à l’autre versant avec un asphalte nickel, c’est assez étonnant de voir ce versant si peu entretenu. Aux vus des témoignages recueillis sur la toile, cela dure depuis longtemps et le passage du Col de  Coq ne tenait qu’à un fil… et le coup de grâce a été abattu en janvier 2018 : la route du col du Coq à Saint-Pierre-de-Chartreuse est coupée par un éboulement suite au passage de la tempête Eleanor ! Sa remise en état coûterait environ 180 000 euros. Le route est communale, et Saint-Pierre-de-Chartreuse peine à boucler le budget travaux.

Autant vous dire que j’ai eu de la chance de pouvoir faire cette boucle. Contourner l’éboulement ? À vous de juger, j’ai déniché quelques photos que vous vous pouvez voir sur mon site alpes4ever.

Le début de la descente est assez vertigineuse avec 1,9 km sur une pente comprise entre 9 et 11,5% (imaginez aussi le final dans l’autre sens !). Puis, une remontée me surprend avec 1365 m qui passe de 4,5 à 6%. Les jambes sont là, ça me rassure et puis il y a un peu de fraîcheur et de l’ombre sur cette pente du Bec Charvet.

Puis ça repart doucement dans une descente de 1025 m à 2%. La route amorce une boucle pour basculer cette fois-ci sur les pentes de Chamechaude avec 1 km à 6-7%. Je dois faire attention à moduler ma vitesse car il y a d’énormes nids de poule que je dois éviter. L’exercice est périlleux et présente une descente qui n’est pas de tout repos.

La route suit maintenant le Ruisseau de l’Orme dans une pente vertigineuse 785 m à 13% suivi de 1135 m à 9,5%, un passage dingue où je continue à jouer les funambules sur des bouts d’asphaltes qui ont sauté un peu partout par endroits.

Versant Ouest sauvage et naturel du Col du Coq, magnifique !

Je ne suis pas mécontent quand la déclivité décroit un peu – 1770 m à 6% – jusqu’au Pont de Soler. J’en profite pour faire une toute petite pause pour remplir mes bidons dans l’eau claire et limpide du Ruisseau de l’Orme qui passe tranquillement juste au bord de la route. Dire que ce ruisseau s’est transformé en torrent dévastateur qui a défoncé cette même route quelques mois plus tard…

Je finis tranquillement la descente du Col de Coq en rejoignant St-Hugues de Chartreuse sur un faux-plat de 725 m. En sortant de la forêt, le paysage se découvre… c’est absolument fabuleux avec une vue saisissante sur le Grand Som.

Vue sublime sur le Grand Som…
… au pied du versant Ouest du Col du Coq.

Depuis St-Hugues de Chartreuse, je peux apprécier le mélange campagne / montagne et l’aspect un peu coupé du monde dans l’un des lieux au sein du Massif de la Chartreuse. Même la température est plus clémente dans le coin. Je distingue aussi le passage du Col du Cucheron à droite du Grand Som, une ascension que j’espère faire une autre fois ainsi que celle du Col du Granier plus au Nord.

Un autre sommet emblématique apparaît à mes yeux : Chamechaude, dont l’aspect sera très changeant lorsque je grimperais le Col de Porte dont je vais débuter l’ascension immédiatement.

Profil du Col de Porte, mon ascension démarre à St-Hugues de Chartreuse.
Encore un sommet emblématique du Massif de la Chartreuse.

Au centre de St-Hugues de Chartreuse, à proximité de l’école et de l’église, je prends la direction du Col de Porte via Cherlieu et la D 57b. Jusqu’aux Égaux, la pente passe rapidement à 5 puis 7,5% durant 1 kilomètre. C’est bon, la forme est revenue tout doucement, comme quoi en vélo, on peut retrouver des sources à tous moments, il faut être patient.

St-Hugues de Chartreuse.
Au-dessus de St-Hugues de Chartreuse, que c’est beau !
Depuis les Égaux, un panorama à couper le souffle !

Une légère descente d’un kilomètre qui fait du bien me mène à Cherlieu. Je profite d’encore un peu de répit avec 500 m à 2% et un replat de 270 m car en franchissant le Ruisseau d’Orgeval, la route se hisse à 6,5% sur 400 m pour retomber sur la D 512 qui est la voie officielle de l’ascension du Col de Porte qui débute à la Diat près de St-Pierre-de-Chartreuse. Même si j’ai « escamoté » le début, il me reste le plus dur à faire avec 4,6 km à 7,5% de moyenne.

La route est assez large et possède un bon revêtement. Je progresse tranquillement sur 900 m à 7% puis je dois déjà piocher sur 775 m à 8,5% jusqu’au Pont des Cottaves où je pénètre sous un couvert forestier qui me masque la vue sur le sommet de Chamechaude qui me tenait compagnie jusque là mais qui m’apporte une fraîcheur bienvenue.

Une autre vue de Chamechaude dans la montée du Col de Porte.

Mais je fatigue à nouveau, je sors mon mode diesel, rentre les épaules et grimpe 980 m à 8% jusqu’à un replat salvateur appelé Chalet du Banchet que l’on peut apercevoir sur la gauche dans un pré. Le replat à 4,5% dure 425 m et il faut reprendre le piolet pour gravir le passage le plus dur de ce versant du Col de Porte : 735 m à 9%.

Peu après être passé à côté de l’entrée du Stade de biathlon, la pente fait enfin relâche, il était temps, les jambes commençaient à mollir sérieusement. 460 m à 6% jusqu’à la bifurcation avec la route menant aux Châlets de Charmant Som. Dans mon plan initial, j’avais envisagé d’en faire l’ascension (5,8 km) mais n’ayant plus de jus pour affronter ses terribles passages à plus de 10%, je fais l’impasse et reporte bien entendu à une autre fois.

Ah oui, il y a aussi un panneau qui annonce le Col de Porte (voir photo ci-dessous)… ici la DDE a fait du n’importe quoi car il faut faire encore un petit effort avec 335 m à 6,5% pour atteindre officiellement le Col de Porte à 1326 m d’altitude.

Le « faux » panneau du Col de Porte, ça grimpe encore après.

Le col est en parti dégagé et offre une très belle vue sur Chamechaude (2082 m) qui présente sa face la plus allongée. Je suis content d’en avoir fini avec les ascensions et je lorgne mon regard vers la terrasse de l’hôtel-brasserie-restaurant situé juste à côté… je rêve d’un coca bien frais… 3 euros, bordel on n’est pas à Paris ! Je file dans la descente du versant opposé en direction de Grenoble.

Chamechaude au Col de Porte, ouf j’en ai fini avec les grosses ascensions !
Col de Porte – 1326 m.

La descente est rapide jusqu’à Sappey-en-Chartreuse (4,5 km). Entre-temps, j’aurais franchi sans me rendre compte le Col de Palaquit – 1154 m, mince j’ai raté la photo-souvenir avec le panneau. 2,50 euros le coca à la terrasse d’un bar, je le déguste bien frais avec une vue sympathique sur Chamechaude qui a encore changer d’aspect sous cet angle.

Chouette vue sur Chamechaude depuis le joli village de Sappey-en-Chartreuse.

C’est reparti après avoir rempli mon bidon d’une eau fraîche au bar car la chaleur est revenue en continuant ma descente vers Grenoble. Je franchis encore un autre col intermédiaire, celui de Vence à 782 m d’altitude.

Col de Vence – 782 m.

Au détour d’un virage, Grenoble apparaît dans un décor saisissant : la ville est noyée dans un terrible brouillard de pollution ! On est bien loin des belles images que les Alpes pourraient nous présenter et malheureusement depuis plusieurs années, Grenoble apparaît trop souvent sur la carte des villes les plus polluées de France !

Grenoble noyé dans la pollution !

En attendant, je dois me concentrer sur la descente qui est assez dangereuse. Outre la pente qui est très forte – entre 6,5 et 9,5% – elle est assez sinueuse et chose dont je n’ai pas très souvent l’habitude, en milieu urbain. La circulation est dense en cette fin d’après-midi et les freinages sont difficiles avec l’asphalte qui a fondu en plusieurs endroits. Cependant, je m’imagine grimper ce versant une autre fois car le challenge est quand même très intéressant. Depuis la Tronche où je termine ma descente, l’ascension du Col de Porte propose 15,6 km à 7% de moyenne, pas facile celui-là !

Encore un sommet emblématique du Massif de la Chartreuse vu depuis Grenoble.
L’Isère à Grenoble.

Grenoble, l‘air est étouffant, je déniche difficilement la Voie verte qui va me permettre de trouver un peu d’oxygène et de suivre l’Isère jusqu’à Gières. À partir de ce dernier, je finis ma boucle en remontant le Vallon du Sonnant jusqu’à Uriage les Bains. Une sortie difficile – 81,5 km et 1869 m de D+ – avec des cols durs et surtout cette chaleur qui m’a totalement cramé. Mais je suis satisfait car j’ai réussi le premier objectif de mon séjour, même si j’ai souffert, je vais garder un très beau souvenir de cette première incursion dans le Massif de la Chartreuse.

Maintenant, place à la récupération avec une bonne douche et un repos bien mérité dans la chambre délicieusement climatisée de l’hôtel. Et je pense déjà à ma sortie de demain avec les Cols de la Morte, de Luitel et la Station de Chamrousse mais tout ne se passera pas comme prévu…

Le parcours en 3D avec Relive !

7 réflexions sur « Alpes – Le Coq prend la Porte ! »

  1. On aurait presque pu se croiser ! J’ai fait l’ascension du col du Coq par le Grésivaudan le même été, mais je n’étais pas descendu, sachant la route défoncée. Toujours à l’été 2017, j’ai fait le doublé Porte-Coq, mais dans l’autre sens. Hors de question de descendre vers Saint-Hugues, ou alors avec un VTT !

    Bon maintenant la question ne se pose plus, on a déjà eu la chance de pouvoir y rouler…

    À noter que l’ascension Saint-Hugues-Col du Coq est très difficile, et rageante avec cette petite descente vers la fin qui fait perdre 100m de dénivelé alors qu’on n’en peut plus !

    1. Oui, j’ai pensé à toi qui est du coin ! Par contre, je trouve dommage qu’on ne puisse plus faire pour l’instant une boucle en passant par le Col du Coq. Du coup, le seul accès à l’Est du Massif de la Chartreuse est le Col du Granier !

  2. Encore un joli recit tres bien narre de tes pérégrinations a velo! C est vrai qu une sortie a velo peut parfois vite se transformer en galere,mais c est ce qui fait le charme de ce sport…!!

    1. Merci Denis ! La galère à vélo, pas de problème pour moi, effectivement ça fait parti du charme de ce sport ! D’ailleurs, je n’ai jamais pensé à abandonner dans ce Col du Coq !

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