Mont Afrique

Le Mont Afrique, situé à proximité de Dijon, est symbolisé par une imposante tour de télécommunication qui est visible depuis des kilomètres côté plaine mais aussi depuis nombreux points de vue dans les Côte et Hautes Côtes de Nuits. Son sommet culmine à 600 m (ce n’est pas le point culminant de la Côte d’Or !) mais sa route s’arrête au pied de la tour de télécommunication à 595 m. De par sa position, il est possible par temps clair d’apercevoir le massif du Mont-Blanc, situé à environ 215 km au Sud-Est.

Dans le final de la montée du Mont Afrique.

8 routes passant par le village de Corcelles-les-Monts permettent de rejoindre le sommet en vélo de route ou VTT :

1. Par Marsannay-la-Côte – vélo de route
2. Par Marsannay-la-Côte – VTT

3. Par Velars-sur-Ouche – vélo de route
4. Par Plombières-lès-Dijon – vélo de route
5. Par Fontaine d’Ouche – vélo de route/VTT*
6. Par Fontaine d’Ouche – VTT

7. Par Dijon – vélo de route
8. Par Couchey – vélo de route/VTT*

* La route est un mixe entre route asphaltée et piste, que j’ai déjà empruntée avec un vélo de route par temps sec, un peu de cyclo-cross est à prévoir… ceux qui ne supportent pas un seul grain de poussière sur leur vélo de route ;-), s’abstenir et opter pour le VTT !

1. Par Marsannay-la-Côte – vélo de route

  • Distance : 8,245 km
  • Départ : Marsannay-la-Côte — 276 m
  • Arrivée : Mont Afrique — 595 m
  • D+ : 339 m
  • % moyen : 5%
  • % maxi : 7,5% sur 310 m
  • Catégorie : 1
Petit historique…

La route de Marsannay-la-Côte jusqu’à Corcelles-les-Monts a été entièrement refaite et a été rouverte à la circulation depuis mi-juin 2010. J’ai retenu 2 aspects sur cette nouvelle route :

  •  un positif, c’est du très beau travail, un vrai billard ! En plus, il y a une piste cyclable bien large aussi bien dans la montée que dans la descente. Les lacets sont magnifiques. Et malgré la zébrure qui a été faite dans le flanc de la montagne et visible depuis la plaine, on peut constater que la végétation a repris ses droits plus tard sans problème.
  • un négatif, la « dureté » de cette première partie de l’ascension a été grandement gommée. En effet, le mauvais état et l’étroitesse de la route affichait un caractère plus rugueux à la montée. De plus, l’arrête qui coupait les 2 bouts droits a été rasée, ce qui enlève l’effet de longueur. Et surtout, la déclivité a été « aplanie », ceux qui connaissaient bien l’ancien tracé le reconnaîtront tout de suite. Dans le sens de la descente, on peut voir des panneaux indiquant une pente à 8%, la donnée est fausse, on est plutôt entre 6,5 et 7%, mais je pense que c’est pour des raisons de sécurité afin de dissuader un peu les véhicules à s’engager trop vite dans la descente.

Dans tous les cas, l’ascension est toujours engageante et la sécurité a été grandement améliorée. Et vous pourrez vous offrir une descente de folie (on atteint les 70 km/h sans problème et attention quand même dans les lacets) et fini aussi la « tranchée de Verdun » tout en bas qui vous secouait dans tous les sens !

L’ascension

À Marsannay-la-Côte, alt. 276, vous quittez la Route des Grands Crus pour prendre la direction de Corcelles-les-Monts. L’ascension commence réellement à débuter à la sortie du village avec 3 lacets (on se croit vraiment comme sur une route de montagne !) à environ 6,5% qui permet d’avoir une jolie vue sur la plaine et les environs de Dijon. Une vue spéciale aussi sur le Mont Blanc en haut du troisième lacet avec les conditions suivantes : en fin d’après-midi lorsque le soleil est bien à l’ouest et bien sûr par beau temps mais pas trop chaud. Une large piste cyclable permet d’aborder tranquillement une brusque rupture de pente.

Pas le temps de reprendre son souffle avec une longue ligne droite d’environ 1,5 km avec une pente qui tourne autour des 6,5/7%. Attention, si vous faites cette ascension l’après-midi par temps chaud, le bitume et les rochers blancs à votre droite chauffés par le soleil risquent vite de faire ressembler l’endroit à une véritable fournaise !

Après un petit lacet, la route sera moins pentue et vous emmènera à Corcelles-lès-Monts. Après une courte descente, il faudra passer une petite bosse – 450 m à 6% – avant d’arriver au rond-point. Vous aurez remarquez que la tour de télécommunication malgré qu’elle ne soit plus qu’à quelques kilomètres reste étrangement invisible…

La partie finale
Vous traverserez le tranquille village de Corcelles-lès-Monts, alt. 461 m puis attaquerez l’ultime difficulté de cette ascension. Une brusque rupture de pente de 630 m à 7 % puis un lacet à gauche – profitez d’une des plus belles vues de Côte-d’Or – et vous filez à l’abri de la forêt qui vous masquera l’arrivée jusqu’au sommet mais la pente est toujours là : entre 5,5 et 6,5% durant 900 m.

Une des plus belles vues de Côte-d’Or !

Pour finir, 2 lacets, un dernier coup de rein sur 310 m à 7,5% (quelques mètres à près de 9%) et vous pourrez enfin admirer l’imposante tour de télécommunication. Les derniers hectomètres sont trompeurs  avec une légère descente puis un faux-plat montant de 365 m à 4% qui fait parfois un peu mal aux mollets.

Le sommet est malheureusement un cul de sac ! On peut apercevoir Notre-Dame d’Étang. Il ne vous reste plus qu’à redescendre par le même chemin mais en vous offrant de bonnes pointes de vitesse (jusqu’à 70 km/h !).

2. Par Marsannay-la-Côte – VTT

  • Distance : 10,665 km
  • Départ : Marsannay-la-Côte — 276 m
  • Arrivée : Mont Afrique — 595 m
  • D+ : 353 m
  • % moyen : 4%
  • % maxi : 7,5% sur 310 m
  • Catégorie : 1
L’ascension

Une variante découverte seulement en 2015… VTT obligatoire et tranquillité assurée. On démarre à la sortie de Marsannay-la-Côte, alt. 276 m non par l’ascension des 3 lacets  (voir ci-dessus) mais par une montée qui débute juste au pied du pied du premier lacet. C’est une piste forestière assez large au revêtement inégal fait de terre et de cailloux mais relativement bien tassé. Il faut gérer une première partie assez soutenue 1,650 km à 6/6,5% répartie sur une épingle.

Puis la pente va s’assagir un peu avec 800 m à 5,5% pour carrément passer au faux-plat montant durant 2,6 km toujours en forêt. Enfin une trouée apparaît – vous vous trouvez tout au-dessus de la Combe Grands Vaux, alt. 472 m – annonçant un dernier effort à fournir avec 670 m à 2,5% (la fin de la piste présente pas mal de gros cailloux) pour rejoindre la route de Flavignerot.

Il ne vous reste plus qu’à vous laisser descendre (1 km à 2,5%) jusqu’à Corcelles-les-Monts où vous attaquerez la montée finale décrite plus haut dans la première variante.

3. Par Velars-sur-Ouche – vélo de route

  • Distance : 7,085 km
  • Départ : Velars-sur-Ouche — 274 m
  • Arrivée : Mont Afrique — 595 m
  • D+ : 332 m
  • % moyen : 5%
  • % maxi : 10% sur 90 m
  • Catégorie : 1
L’ascension en photo

Pour ma part, l’ascension reine avec sa première partie qui propose une pente et des lacets digne d’un profil montagneux.

4. Par Plombières-lès-Dijon – vélo de route

  • Distance : 9,110 km
  • Départ : Plombières-lès-Dijon — 254 m
  • Arrivée : Mont Afrique — 595 m
  • D+ : 352 m
  • % moyen : 4%
  • % maxi : 12% sur 720 m
  • Catégorie : 1
L’ascension en photo

5. Par Fontaine d’Ouche – vélo de route/VTT

  • Distance : 9,945 km
  • Départ : Fontaine d’Ouche — 251 m
  • Arrivée : Mont Afrique — 595 m
  • D+ : 355 m
  • % moyen : 3,5%
  • % maxi : 11% sur 305 m
  • Catégorie : 1
L’ascension

À venir…

6. Par Fontaine d’Ouche – VTT

  • Distance : 9,260 km
  • Départ : Fontaine d’Ouche — 251 m
  • Arrivée : Mont Afrique — 595 m
  • D+ : 355 m
  • % moyen : 4%
  • % maxi : 10,5% sur 330 m
  • Catégorie : 1
L’ascension

À venir…

7. Par Dijon – vélo de route

  • Distance : 8,420 km
  • Départ : Dijon — 252 m
  • Arrivée : Mont Afrique — 595 m
  • D+ : 354 m
  • % moyen : 4,5%
  • % maxi : 8,5% sur 310 m
  • Catégorie : 1
L’ascension

À venir…

8. Par Couchey – vélo de route/VTT

  • Distance : 9,580 km
  • Départ : Couchey — 290 m
  • Arrivée : Mont Afrique — 595 m
  • D+ : 385 m
  • % moyen : 6%
  • % maxi : 11,5% sur 770 m
  • Catégorie : 1
L’ascension

À venir…

Impressionnante tour !

L’origine exacte du toponyme Afrique, assez insolite pour la région bourguignonne, n’est pas clairement établie. Une légende locale ainsi que quelques auteurs pensent qu’il fait référence à un corps auxiliaire des légions romaines, constitué de troupes africaines, qui aurait stationné en ce lieu. En effet, il existe au sommet du mont les restes d’un campement antique, d’ailleurs encore appelé « Camp de César ». C’est la thèse, notamment, d’André Guillaume : « on y a découvert de nombreux objets et monnaies des époques gauloise et romaine, ainsi que des tuiles à rebords dont certaines avec estampille de la 8e légion appelée Africana ». M. Beaulieu, un érudit du début du XIXe siècle, pense qu’il s’agit plus simplement d’un nom dérivé du latin anfractum, « croisée de deux chemins », ou d’apricus, « exposé au soleil », ce qui correspondrait mieux à la géographie du site.