Mon séjour estival 2024 s’est porté sur Vizille (au Camping du Bois de Cornage) qui est tout proche de Grenoble. Situé au carrefour de la Chaîne de Belledonne, des Massifs de la Chartreuse, du Vercors et du Taillefer, ce lieu m’offrait la possibilité de réaliser des ascensions assez variées.
C’était aussi l’occasion de m’entraîner en altitude avant de réaliser ma Traversée des Alpes suisses qui devait se dérouler lors de ma troisième semaine de congés.
Mardi 26 août 2024 / 62 km / D+ 1546 m / 3h53 / Beau temps

Lever 7h30. Petit-déjeuner puis enfilage de la tenue. Comme je prépare toujours mon vélo, la trace GPS, les bidons et la nutrition la veille au soir pour gagner du temps, à 8h20 je décolle pour une seconde sortie de mon séjour à Vizille.
Je suis très motivé : contrairement à ma première sortie, le beau temps est cette fois-ci au rendez-vous ! Mon parcours n’est pas très compliqué car il consiste en une seule ascension. Mais une bonne : celle de Chamrousse, une station située à 1795 m d’altitude.
À la sortie du camping, j’aurais droit tout au long de mon séjour, à une vue sympa sur le Fau Cuchet, une montagne qui abrite sur ses pentes la fameuse Côte de Laffrey dont on distingue bien la route. Je la grimperais plus tard lors de mon séjour…
Je constate que Vizille est construite sur les reliefs assez curieux – doux et abruptes à la fois – de la base du Sommet de Prevena. Dans la partie ancienne de la ville, je me faufile dans d’étroites rues pour basculer dans la vallée qui mène à Uriage les Bains.


Comme 2 jours plus tôt, à la sortie de Vizille (mais sans passer par son tunnel), j’emprunte des petites routes communales qui se faufilent de part et d’autre de la D524 assez passante. Ce sera donc 9 km assez plaisants sur un faux plat montant (env. 150 m de D+).


J’arrive ainsi à l’entrée d’Uriage les Bains. Dans un rond-point, un panneau annonce le début de l’ascension de Chamrousse.

Ascension de Chamrousse
Distance : 19,1 km
Départ : Uriage les Bains
D+ : 1384 m
% moyen : 7%
% maxi : 9% sur 890 m
La Station de Chamrousse domine Grenoble au Sud de la Chaîne de Belledonne. Son altitude élevée – 1795 m – propose une grosse ascension avec 2 variantes principales, une au Nord et une au Sud sur une vingtaine de kilomètre. Le challenge est assez sportif : je dois compter sur 1384 m de dénivelé positif à 7% de moyenne pour la variante Sud que je vais emprunter. Pour avoir fait un repérage lors d’une ballade en voiture jusqu’à Chamrousse, j’ai noté que courbes et multiples lacets sur une large chaussée m’aideront plus ou moins à gérer mon effort.

En longeant le Golf d’Uriage, j’emprunte la D111 pour attaquer la première partie (sur les 2) de l’ascension. Longue de 8,5 km, répartie sur 5 lacets, elle me fera fournir de bons efforts sur une pente à 8% de moyenne. Mais cette dernière est très régulière et la chaussée étant dans un état impeccable, elle m’a bien convenue.
Durant les 3 premiers kilomètres, j’ai pu profiter de belles vues sur le Massif du Vercors et sur Chamechaude, l’un des sommets marquants du Massif de la Chartreuse en passant par Belmont et Montgardier. Après cela, l’ascension s’est déroulée essentiellement sous un couvert forestier me privant de distraction autre que la pente.









La première partie se termine à la Maison Forestière de Prémol. L’endroit est charmant. Je n’hésite pas à faire une bonne petite pause pour jeter un coup d’œil aux ruines de la Chartreuse de Prémol et à la Porterie (qui ressemble à un petit château renaissance), l’un des anciens bâtiments de la chartreuse. La chartreuse a été détruite durant la Révolution Française. La Porterie, dévastée par un incendie le 18 décembre 1989, a été restaurée en 2022.






Après avoir profité d’un replat bienvenu mais trop court – 450 m à 4% -, j’enchaîne avec la seconde partie : 10,1 km sur une pente qui varie entre 6 et 7,5%. Répartie sur une dizaine de lacets, elle n’offre aucun replat mais elle est tout aussi régulière que dans la première partie, on peut dire que c’est même assez roulant, la route étant bien asphaltée.
Je passe à proximité du Lac Luitel et du Col Luitel qui peut être une alternative depuis Séchilienne pour cette ascension mais c’est nettement plus difficile ! Je ne fais pas de détour, me réservant la découverte lors d’une prochaine ascension que j’ai programmée le lendemain.





Le final débute au pied de la Station de Chamrousse à proximité de la Mairie. J’emprunte la D111a qui m’en fera faire le tour à sens unique. Ce sera relativement facile sur une pente à près de 6% et les 300 derniers mètres à 3,5% qui me guideront vers un panneau « Col de Chamrousse » (voir plus bas) symbolisant le sommet de la montée à près de 1800 m d’altitude.
Au pied des remontées mécaniques de la Station de Chamrousse – qui est assez moche il faut le dire – je peux tout de même profiter de beaux panoramas sur les Massifs du Vercors et de la Chartreuse.









Col de Chamrousse ou Station de Chamrousse ? Le sommet de l’ascension est marqué par un panneau marqué « Col de Chamrousse – 1795 m »… or, ce n’en est absolument pas un ! Il n’est pas reconnu par le Club des Cent Cols. De plus, un second panneau fixé juste dessous indique plutôt « Montée de Chamrousse ». On peut penser que le panneau du « col » a été placé pour un motif « touristique » pour mieux immortaliser cette grosse ascension.
À près de 1800 m d’altitude, la température est très agréable. J’apprécie pleinement le soleil bien généreux qui me fait oublier la grisaille de ma première sortie. Je suis content de mon ascension qui s’est très bien déroulée. J’ai pu lisser mon effort sur une bonne distance et un bon D+, ce qui m’a permis d’avoir des repères qui me seront bien utiles pour les longues ascensions qui m’attendent bientôt pour ma Traversée des Alpes suisses…
Après une bonne pause, il est temps de faire la descente. Bien entendu, j’emprunte le versant opposé qui me fera revenir à Uriage les Bains. De ce côté, c’est presqu’aussi long avec 21,8 km et le profil est assez similaire. Au sommet de la station, je profite encore de belles vues sur le Massif de la Chartreuse. Que les sommets comme Chamechaude sont magnifiques, je me régale les yeux et je n’hésite pas à dégainer mon appareil photo pour immortaliser tout cela !








À St-Martin-d’Uriage, je fais une petite incursion dans le centre du village pour aller jeter un coup d’œil à son château. Mais je n’arrive pas à le voir complètement car c’est aujourd’hui une co-propriété et il ne se visite pas.


À Uriage les Bains, je retourne à Vizille en empruntant cette fois-ci la D524. Comme c’est un long faux plat descendant dans ce sens, je peux filer plus vite et être moins gêné par la circulation. À Vizille, coup d’œil à son chouette château tout en franchissant son fameux tunnel puis je remonte tranquillement sur les hauteurs de la ville pour atteindre le Camping du Bois de Cornage, terminus de cette belle sortie.



Après 62 km et 1564 m de D+, je termine dans une bonne forme. Demain, je pourrais enchaîner avec une sortie un peu plus difficile avec l’ascension du Col Luitel.
- Sortie n°1 : Col de la Coche – 725 m / Col de Pressembois – 575 m / Col des Quatre Seigneurs – 793 m / Fort des Quatre Seigneurs – 920 m > Lire le récit
- Sortie n°2 : Chamrousse – 1793 m > Lire le récit
- Sortie n°3 : Col Luitel – 1262 m
- Sortie n°4 : Col de Cossey (ou de Comboire) – 430 m / Le Goulet – 1140 m / Col de la Croix Servagnet – 1235 m / Col de la Croix Perrin – 1218 m
- Sortie n°5 : Col de la Morte – 1368 m / Lac de Poursollet – 1649 m
- Sortie n°6 : Col de Vence – 782 m / Col de Palaquit – 1154 m / Col de Porte – 1326 m / Chalets de Charman Som – 1680 m
- Sortie n°7 : Laffrey – 913 m / Pas des Blanches – 1005 m / Col des Creys – 1091 m / Le Col – 1080 m